Flashé en France, il faut payer !

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Société

Ce 30 juin, l’impunité n’existera plus. La France vous enverra la note par la poste

BRUXELLES À partir du 30 juin 2012, l’accord bilatéral entre la France et la Belgique, régissant l’échange des données d’identité concernant les auteurs d’infractions routières, devient effectif. Lorsqu’une personne de nationalité française commet une infraction sur les routes belges, nos services de police pourront beaucoup plus facilement accéder aux données du titulaire de la plaque d’immatriculation, et l’inverse est vrai aussi.

La Belgique et la France sont deux importants pays de transit. Une grande proportion de conducteurs étrangers emprunte nos routes. Les deux pays plaident donc pour un échange intensif de données d’identité en cas d’infractions routières. Ils étaient par ailleurs les principaux instigateurs de la Directive européenne visant à régler cette matière.

Cette directive doit entrer en vigueur à l’automne 2012 pour tous les États membres de l’Union européenne (à l’exception du Danemark, du Royaume-Uni et de l’Irlande). Entre-temps, la France et la Belgique ont déjà signé un accord bilatéral qui entre en vigueur le 30 juin 2012. À partir de cette date, les données d’adresse des contrevenants français pourront être demandées plus facilement aux autorités françaises.

Ces personnes recevront alors directement un courrier de la part des autorités belges, avec l’ordre de payer l’amende. La même chose vaut évidemment pour les chauffeurs belges en France.

Cette mesure contribuera sans aucun doute à un trafic plus sûr sur nos routes et à une plus grande proportion d’amendes réellement payées. Les ressortissants français qui enfreignent la loi sur nos routes seront donc effectivement punis.

Profitons-en aussi pour rappeler que si vous prenez la route en France, vous devez désormais disposer d’un alcootest non-utilisé. En clair, il est conseillé d’en embarquer deux pour éviter de vous retrouver en infraction si vous devez en utiliser un pour jauger votre taux d’alcoolémie. Les autorités françaises se montreront cependant clémentes durant l’été, se limitant à avertir les conducteurs pris en défaut. Dès septembre, la période de transition prendra fin et, sans alcootest à bord, les pandores vous dresseront un procès-verbal.



© La Dernière Heure 2012
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