Société La cheffe de groupe CDH au Parlement reproche au gouvernement son manque de vision globale sur le sujet

La baisse de la TVA sur les produits d’hygiène féminine - la fameuse taxe tampon - est "une très bonne nouvelle", estime Catherine Fonck. "J’applaudis des deux mains et remercie le collectif Belges et culottées ainsi que Test-Achats, à l’origine de cette victoire pour toutes les femmes." La cheffe de groupe CDH au Parlement fédéral veut néanmoins aller plus loin et demande au gouvernement une diminution de la TVA sur les couches-culottes.

La directive européenne permet de faire baisser la TVA de certains produits. Cela concerne, donc, les produits d’hygiène féminine, mais aussi d’autres produits tels que les langes pour bébés et/ou pour les personnes incontinentes. Or, ces produits sont encore taxés à 21 %. Une absurdité qu’il faut, selon Catherine Fonck, corriger rapidement.

"De sa naissance à ses 2 ans et demi, un bébé devra être changé entre 5.000 et 6.000 fois. Cela représente un budget moyen de 1.500 euros. Cela dépend bien évidemment du type de lange et du nombre d’enfants, mais je trouve qu’il est totalement absurde de maintenir un tel taux de TVA sur un produit représentant un budget important, incompressible et dont l’usage est incontournable lorsque l’on a des enfants, donc de première nécessité."

Autre produit de première nécessité concerné : les lunettes. La directive européenne permet que les équipements destinés à aider les personnes handicapées soient taxés à 6 %. "En Belgique, le coût des lunettes et lentilles est l’un des plus élevés en Europe. Or, on est tous d’accord pour dire que quand on est myope ou presbyte, quel que soit le déficit visuel… C’est quelque chose d’incontournable qui peut même être source d’échec pour les enfants à l’école, qui peut causer des problèmes au travail, etc."

La députée fédérale interpellera le gouvernement cette semaine en commission. "J’avais déjà interpellé le gouvernement sur les lunettes et les lentilles. Leur réaction ? Il fallait réexaminer les taux de TVA d’un point de vue global et pas uniquement sur un point particulier… Une position à l’exact opposé de ce qui vient d’être fait avec les produits d’hygiène féminine. Je regrette que ce gouvernement n’adopte pas cette approche globale."