Société

Devenez testeur à l'aveugle. On manque de cobayes hommes wallons

BRUXELLES Vous avez un peu de temps les midis ou vous finissez suffisamment tôt le boulot pour être au rendez-vous de 16 h 30 ?

Et pourquoi pas arrondir vos revenus en dégustant à l'aveugle quelques produits courants de grande consommation : jambon, filet de dinde, compote de pomme, purée instantanée, gouda... ? Rémunération de 9 € à la clé pour seulement 15 minutes de votre temps. Et pas de sandwich à acheter ce midi-là ! Juste une cotation globale à inscrire sur papier, de 1 à 9.

Un seul labo du genre existe en Belgique. Leha est situé au cœur de Bruxelles, avenue de la Toison d'Or (renseignements au 02/511.52.29) et est riche, en dix ans d'existence, d'une banque de données de 1.200 cobayes-volontaires.

La moitié sont des Bruxellois. Et, avis aux amateurs, le labo manque d'hommes domiciliés en Flandre et en Wallonie. Les ados aussi sont les bienvenus, dès 12 ans, avec autorisation parentale.

Des tests pourquoi ? Le plus souvent, ce sont les grandes marques qui demandent que des anonymes jugent leur produit, explique Raphaël Bourgeois, responsable du labo. "Avant, c'était le contraire : on faisait surtout tester les marques propres des grandes enseignes. Mais comme celles-ci connaissent de plus en plus le succès, au détriment des grandes marques connues. "

Et pas de crise ici ! Environ 300 produits testés par an, 60 volontaires par séance, trois fois/semaine, toutes les deux semaines. "Avec la crise, le bouche-à- oreille a très bien fonctionné. En principe, on devrait bientôt passer à des testings toutes les semaines ."

Les panels sont définis par la marque qui commande le testing : 75 % d'hommes et 25 % de femmes, par exemple, pour tester les bières. En revanche, ce sera 70 % de femmes et 30 % d'hommes pour tester le filet de dinde, produit ciblé féminin . Et il faudra de 20 à 30 % d'adolescents pour les salades préparées servies dans les sandwichs du midi...



© La Dernière Heure 2009