Société Tarifs à la hausse au clos d'équarrissage

BRUXELLES Pour l'ensemble des refuges du pays, près de 25.000 chiens et chats sont chaque année euthanasiés, faute d'avoir retrouvé un maître. Cette réalité en cache une autre: tous les cadavres de ces animaux morts doivent forcément être éliminés dans les meilleurs conditions possibles via le clos d'équarrissage. C'est ici que se greffe une polémique financière dont plusieurs refuges se sont fait l'écho auprès de la DH, en particulier le Service animalier vétérinaire urgent (Savu).
Depuis le 1er décembre, la société Rendac, unique firme de clos d'équarrissage en Belgique, a augmenté ses tarifs, passant par un sous-traitrant (Vetas, Zaventem) pour la collecte des animaux morts. `Ces tarifs sont vraiment prohibitifs et mettent en danger la situation financière de notre centre´ , explique M. Lambot au Savu. Même son de cloche chez Animaux en Péril: `Les nouveaux tarifs vont doubler voire tripler les montants que nous payons jusqu'ici´ , commente Vincent Deneubourg.
Les refuges ne sont pas les seuls concernés. Rendac a développé un nouveau service de collecte qui concerne aussi les vétérinaires et les administrations communales, notamment.
Avant leur destruction par incinération, les cadavres doivent désormais être placés dans des sacs bleus au logo de Rendac. La firme facture, hors TVA, 825 francs par déplacement, plus un prix par sac: 275 F pour moins de 10 kg, 375 F entre 10 et 25 kg, 475 F pour plus de 25 kg. Un seul animal peut être placé dans chaque sac, sauf pour le plus petit, qui peut contenir plusieurs bêtes (lapins, souris, chats,...).
Plusieurs refuges se sont concertés pour envisager une action commune. Ils dénoncent la position de quasi monopole de Rendac. Firme qui n'a pas répondu à nos questions.