Société Magistrats, policiers et politiques menacés peuvent bénéficier d’une surveillance.

Chaque année, le centre de crise du SPF Intérieur ouvre une cinquantaine de dossiers visant à placer sous protection des personnes menacées. Uniquement des magistrats, des policiers ou des personnalités politiques. En 2016, le nombre de dossiers de protection a grimpé à 62, comme nous l’explique le porte-parole du centre de crise, Benoît Ramacker. Précisons que plusieurs dossiers pouvaient concerner une seule personne.

Concrètement, comment se passe cette mise sous protection ? Un policier dort-il en permanence chez la personne menacée ? "C’est au cas par cas", répond Benoît Ramacker. Jadis, c’est la Sûreté de l’État qui se chargeait de ces protections. C’est désormais la police fédérale. Chaque menace est évaluée par le centre de crise du SPF Intérieur. "Soit la personne a reçu directement des menaces, soit les autorités policières ou les services de renseignement sont informés de menaces à l’encontre d’une personne. La protection peut alors aller d’un simple briefing de la personne visée, en lui rappelant quelques règles essentielles de sécurité, à un changement de domicile. Cela peut être réalisé de manière provisoire ou à plus long terme. On peut également procéder à un contrôle du domicile via une présence policière plus accrue. Tout dépendra du niveau de la menace", ajoute le porte-parole.

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