Société Cette méthode canadienne qui permet aux élèves de choisir leur position en classe fait des adeptes chez nous

Suivre des cours en étant debout, allongé sur un tapis ou en rebondissant sur un ballon, voici la toute nouvelle mode venue du Canada qui commence à s’implanter dans nos établissements scolaires. Nommée "école flexible", cette méthode a pour objectif d’augmenter la capacité de concentration des élèves.

"Lorsqu’un élève est assis sans bouger pendant huit heures, il est normal que son cerveau enregistre moins plus la journée avance et qu’il soit moins attentif en classe. Selon plusieurs études, les enseignants et enseignantes doivent encourager les élèves à adopter différentes positions durant la journée comme marcher, se coucher par terre, bouger, s’asseoir contre un mur, être debout, etc. Le cerveau apprend et retient davantage lorsqu’il est stimulé par des mouvements ou activités physiques. Le besoin de bouger pour rester réceptif en classe est important pour tous les élèves et encore plus pour les enfants vivant avec un trouble de l’attention", indique un blog consacré à l’enseignement.

Selon les défenseurs de cette méthode, l’école flexible possède de nombreuses vertus, dont celle de présenter aux enfants les réalités du monde adulte. "Dans la vie, nous avons toujours des choix à faire. Dans une classe où il y a plusieurs types de chaises, les élèves devront choisir ce qu’ils considèrent comme étant la meilleure position pour apprendre et être le plus réceptif en classe, et ils devront assumer leur choix. Si un élève n’est pas satisfait de son choix, il devra attendre quelques heures et voir si d’autres élèves désirent changer avec celui-ci", indique le blog.

Selon les observations de plusieurs enseignants ayant opté pour l’école flexible, les élèves qui ont le choix de leur position en classe ont vu leurs résultats scolaires augmenter, semblaient plus heureux et participaient plus en classe.

La méthode ne semble cependant pas réussir à tous les enfants. "Mon fils est en primaire et il est présentement dans une classe flexible et il n’aime pas du tout. Il n’aime pas le fait de choisir une place et son comportement a changé cette année, et pas du bon côté. Certains enfants ont besoin de plus de structures et d’autres moins", constate en effet la maman d’un élève de primaire, dans un commentaire sur le blog.