Société Les noyaux durs des supporters n’en peuvent plus de l’application trop stricte de la loi football.

La loi football du 21 décembre 1998 a déjà fait couler beaucoup d’encre. De larmes, aussi, dans le chef des nombreux supporters qui en ont été victimes. Nous avons rencontré plusieurs membres de noyaux durs, et ceux-ci ont décidé de s’unir pour dénoncer les mesures prises, qui leur semblent totalement disproportionnées eu égard aux faits souvent commis. "On veut des théâtres ou des stades de foot ? On ne pourra bientôt plus lever le petit doigt dans une tribune", lance ce fan de 49 ans, membre de l’ancienne garde des Hell Side du Standard. "Avec la mise en application de cette loi football, l’État a trouvé une vache à lait. Le nombre de procès-verbaux dressés, souvent pour des actes qui passeraient totalement inaperçus hors d’un stade, le prouve. Et cela peut aller très loin, puisque, actuellement, près de vingt supporters belges sont emprisonnés. Il y a clairement une volonté de faire des exemples pour le moment dans le foot, comme avec ce gars de 20 ans du Standard, en prison pour trois mois au moins. À côté de cela, aucune arrestation lors des dernières émeutes à Bruxelles : il y a vraiment deux poids, deux mesures."