Société

Les producteurs de lavande et lavandin sont confrontés à une hausse de mortalité des plantations de lavande !

En cause, les cicadelles, une sorte de minicigales, qui se nourrissent exclusivement de la sève et des racines de la lavande. Ces insectes transmettent le phytoplasme du Stolbur, une sorte de virus pathogène, dans la sève de la plante.

Le phytoplasme du Stolbur colonise les tissus de la lavande, mais également d’autres plantes cultivées comme la vigne (maladie du bois noir) et la betterave sucrière. L’insecte se nourrit de sève d’une plante malade et transmet ainsi le virus à d’autres plantes. Les flux de sève s’atrophient, provoquant la mort de la plante au bout de deux ans. Une plante contaminée se repère lorsque son teint vire vers le vert-jaune.

Entre 2007 et 2010, 50 % des surfaces de lavande ont dépéri, à cause de cette microbactérie transmise par la cicadelle. Les producteurs ont diminué par trois la production de lavande depuis 2005.

Et une solution à ce problème semble difficile à trouver pour l’heure, étant donné le réchauffement climatique. En effet, la cicadelle a tendance à proliférer massivement durant les saisons sèches et avec la hausse des températures.

Les producteurs ne peuvent utiliser des insecticides pour se débarrasser de la cicadelle car la lavande est une plante mellifère et beaucoup de ruches de producteurs de miel sont présentes à proximité.

Un fonds de sauvegarde de la lavande vient d’être créé à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) et est financé par des fonds publics. "Nous avons du mal à produire suffisamment pour satisfaire les besoins du marché", admet Eric Chaisse, le directeur du Centre régional interprofessionnel d’expérimentation en plantes à parfum, aromatiques et médicinales (Crieppam). Une baisse de production qui profite à la Bulgarie, récemment devenue le premier pays producteur de lavande.

Le Crieppam fait avancer ses recherches sur la création d’une variété de lavande plus résistante, issue de croisements génétiques.