La liste des animaux qui restent autorisés

B.F. Publié le - Mis à jour le

Société Seules 63 espèces de mammifères pourront encore être détenues

BRUXELLES Un tigre dans son jardin, un chimpanzé dans son salon? Terminé!

Pour empêcher toute nouvelle détention inadaptée ou dangereuse d'animaux exotiques par des particuliers, les services de la ministre Aelvoet ont dressé une liste de 63 espèces de mammifères qui pourront être détenus en toute légalité par des particuliers. Les animaux qui ne se trouvent pas dans cette liste ne pourront plus être gardés chez soi.

Parmi les mammifères autorisés, on trouve évidemment les chiens, chats, hamsters, chevaux, ânes, moutons et autres chèvres mais aussi une série de bêtes plus exotiques comme certains lamas, bisons, ratons laveurs, furets, visons, chameaux, dromadaires, mouflons, kangourous ou une kyrielle d'écureuils. La liste complète des espèces autorisées est publiée ci-contre.

Aucun singe, aucun fauve ne figure dans la liste. La détention de tigres, pumas, ours, chimpanzés, lions et autres devient donc illégale.

Les oiseaux et les reptiles ne sont pas visés par cette réglementation. Des listes sont en préparation là aussi, mais ne devraient pas sortir avant plusieurs années, dit-on.

Quand l'arrêté sur les mammifères sera-t-il en vigueur? La liste doit encore être signée par la ministre, approuvée par le Conseil d'Etat et publiée. Au plus tôt, on parle d'une entrée en vigueur pour l'hiver.

Et les animaux interdits qui étaient déjà détenus? Les propriétaires de mammifères qui ne figurent pas dans la liste devront, en cas de contrôle du ministère, faire la preuve qu'ils possédaient bien l'animal avant la date fatidique. Quel genre de preuve? Une facture d'achat, une attestation de la police, de la gendarmerie, du bourgmestre ou du vétérinaire, signalant avoir déjà soigné ou vu l'animal par le passé, suffisent. Certains laboratoires ou cirques, par exemple, devront obtenir une dérogation.

Bien accueillie dans le milieu de la protection animale (lire par ailleurs), la liste fait grincer des dents les marchands d'animaux. Andibel, la fédération professionnelle belge des commerçants d'oiseaux, d'animaux de compagnie et accessoires, envisage carrément un recours en justice. `Cette liste n'est pas une bonne idée. Qui va empêcher un amateur de se rendre aux Pays-Bas ou en Allemagne pour acheter l'animal qu'il veut? Cette loi n'a qu'un impact: privilégier les marchands des pays voisins. Cet loi est contraire aux règles européennes. Nous allons étudier avec notre avocat la possibilité d'un recours en justice´, commente Léonard Monami, vice-président.

B.F.