Société L’efficacité du programme long de Weight Watchers saluée par les chercheurs de l’Université de Cambridge

D’ici 2030, l’Europe va faire face à une véritable épidémie d’obésité. Les spécialistes tirent la sonnette d’alarme.

Mais trouver la manière idéale de perdre du poids n’est pas simple. Les programmes choisis peuvent échouer. À un programme alimentaire sain doit s’ajouter de l’exercice physique, de la ténacité et… du plaisir ! Si on se prive, le risque de reprendre du poids après le "régime" est augmenté.

Une nouvelle étude indépendante publiée dans la revue scientifique The Lancet loue les mérites du programme long de Weight Watchers . Après un an, les personnes obèses ayant adhéré à ce programme de 52 semaines ont minci "deux fois plus que les participants du groupe qui avaient suivi l’intervention courte". Les médecins ont également constaté une baisse du taux de glycémie, à jeun, réduisant des risques de diabète de type 2.

Mieux encore : les résultats seraient durables. Les volontaires ont été revus par les chercheurs deux ans après le début de l’étude. Ils ont été pesés. Leur perte de poids était plus importante que celle des participants d’un programme court. Beaux résultats aussi en ce qui concerne leur tour de taille et la masse graisseuse, qui ont diminué plus fort que chez les membres des autres groupes.

Amy Ahern, médecin et chercheur à la MRC Epidemiology Unit de l’Université de Cambridge indique : "Nous avons déjà constaté par le passé qu’un programme de 12 semaines pouvait aider les gens à mincir, mais nous avons à présent constaté pour la première fois qu’une prolongation pendant une année complète menait à une plus grande perte de poids sur une période plus longue tout en réduisant le risque de diabète. Bien que le coût du programme de 12 mois soit plus élevé, il portera plus que probablement ses fruits à long terme étant donné que le risque de maladies liées au poids diminue également."