Société

La question de la pollution sonore est devenue un sujet de préoccupation à part entière dans la capitale. 

Ainsi, des études montrent que les niveaux sonores enregistrés à Bruxelles sont beaucoup trop élevés. Une cartographie des nuisances sonores prouve que la superposition du trafic routier, des avions et des trains expose d’importantes parties de la Région bruxelloise à un bruit important. 

Pendant la journée, 431 000 personnes (36 % de la pollution) sont exposées à des niveaux considérés comme très bruyants (de 65 à plus de 75 dB (A). Et de nuit, 103 800 personnes sont encore touchées par des niveaux de bruit trop importants.

Selon une enquête menée en 2017, près de la moitié des Bruxellois ressentent les effets négatifs du bruit sur leur santé. Dans 68 % des cas, ils se manifestent par des troubles du sommeil. Pour l’année 2016, en Région bruxelloise, le bruit a induit une perte de plus de 10 000 années de vie en bonne santé due à une perturbation du sommeil et 84 % de ces perturbations sont causées par le trafic routier. Cela correspond en moyenne à une perte de huit mois de vie en bonne santé pour les Bruxellois.

Pour lutter contre ce fléau, la ministre bruxelloise de l’Environnement, Céline Frémault, a présenté un plan bruit au début du mois de septembre. Ce plan prévoit notamment de diminuer le bruit des transports et de créer des zones calmes dans la ville.