Société Les particuliers sont invités à déposer ces œuvres dans des urnes, de façon anonyme.

En 2017, 16 dossiers relatifs à la vente d’ivoire ont été ouverts au SPF Santé publique. "Sur ces 16 dossiers, 11 ont été instruits par les douaniers et 5 par nos collègues de l’inspection fédérale environnement", note Joëlle Smeets, responsable de la communication du DG Environnement au SPF Santé publique. "Ces 16 dossiers représentent 27 défenses d’éléphant et 89 objets en ivoire."

Les objets en ivoire sont nombreux. Hérités, offerts, ils peuvent parfois encombrer une maison. Certains ne savent pas que faire de leurs sculptures taillées dans une défense d’éléphant. "De l’ivoire détenu par des particuliers, sans être mis en vente, n’est pas considéré comme illégal", explique la responsable de la communication. "En revanche, quand un particulier revend un objet en ivoire, sur le marché européen ou international, sans certificat ou permis CITES, il est dans l’illégalité." Il s’expose à une saisie de l’objet et, éventuellement à une amende administrative.

Lancée le 15 mai , la campagne Sors tes dents ! invite les détenteurs d’objets en ivoire non accompagnés d’un certificat CITES à les "déposer, en toute discrétion, dans les containers installés à Pairi Daiza, aux zoos d’Anvers et de Planckendael ou au SPF Santé publique".

La campagne fonctionne. "À ce jour, nous avons déjà récolté deux objets en ivoire", explique Joëlle Smeets. "Une personne venue apporter un objet en ivoire est revenue deux heures après avec un manteau en peau de léopard, ce qui est également interdit. On voit que les gens sont sensibilisés au sort des espèces menacées et au commerce de produits issus de ces animaux."

C’est d’ailleurs pour cette raison que la campagne a vu le jour. "Bon nombre de Belges héritent de ces objets et ne savent qu’en faire. On leur propose de s’en débarrasser anonymement."

Les autorités détruiront les objets et défenses reçus.