Société La zone de police de Comines-Warneton appelle les propriétaires à déposer plainte.

La SPA de Comines-Warneton, dans le Hainaut, dénonce une nouvelle vague d’empoisonnements de chats. Elle frappe, cette fois-ci, la rue d’Ypres à Warneton.

Des chats ont été empoisonnés et d’autres ont disparu ces dernières semaines, toujours dans le même secteur. Plusieurs faits ont déjà été rapportés à la SPA de Comines-Warneton.

"Cela m’attriste terriblement, lance Nadine Salembier, présidente de la SPA de Comines-Warneton. C’est horrible de faire ça. J’aime tous les animaux mais j’imagine des personnes âgées ou des enfants qui perdent leur chat… Ça doit être horrible pour eux. Ces animaux nous donnent tellement d’amour, tellement de joie…"

Les cadavres des chats arrivant à la SPA cominoise seront analysés, pour déterminer la cause de la mort. "Nous essayons ensuite par tous les moyens de découvrir les empoisonneurs, mais c’est très compliqué , glisse Nadine Salembier. Alors parfois, quand il y a une vague d’empoisonnements dans un quartier, nous distribuons des tracts dans toutes les boîtes. Nous l’avons fait l’année passée au Bizet et cela s’est calmé. Ce genre d’histoire peut envenimer la vie d’un quartier."

La présidente de la SPA de Comines-Warneton invite aussi les propriétaires de chats à la prudence. "Les chats escaladent les grillages, ils se baladent… Il suffit d’une personne qui n’aime pas les chats. Ou bien d’une personne qui a des oiseaux ou des poissons qui sont des proies pour les chats… Mais de là à les empoisonner, c’est de toute façon inadmissible."

Les faits dénoncés et relayés par la SPA sont récents et aucun citoyen ne s’est encore présenté à la zone de police de Comines-Warneton. "Nous n’avons effectivement pas encore reçu de plainte", note Marie Vandenbroucke, directrice administrative de la police locale.

Cette dernière constate, par ailleurs, que peu de plaintes sont déposées pour ce type de faits. "Nous avons enregistré six plaintes en 2017, quatre en 2016 et deux en 2015, pour abandon, destruction ou maltraitance d’animaux. Il s’agit de chiens et de chats. Après, en 2016, une plainte avait été déposée par une seule propriétaire pour ses sept chats. Il y avait également eu une vague d’empoisonnements de chats au Bizet l’an passé, mais aucune plainte n’a été déposée. Il est clair qu’il y a un chiffre noir, qu’il y a plus de faits que de plaintes."

Marie Vandenbroucke conseille donc aux propriétaires des animaux de se rendre à la police quand des empoisonnements sont constatés, et de déposer plainte. "Si la personne ne le fait pas, nous ne pouvons pas faire grand-chose. Mais dans ce cas-ci, celui de la rue d’Ypres à Warneton, à partir du moment où l’information est diffusée, les agents de quartier sont avisés et ils vont se renseigner."