Le BodyArt à l’honneur ce week-end

Clara Veszely Publié le - Mis à jour le

Société La 8e Convention Internationale du Tatouage se tient jusqu’à dimanche sur le site de Tour et Taxis.

Ce week-end, quelque 350 artistes tatoueurs - dont certains de haut vol - étaient réunis à Bruxelles pour la 8 e Convention Internationale du Tatouage. Au programme, encre et tattoo, bien sûr, mais aussi show burlesque, ring de catch, rampe de skate, concerts, pyrotechnie, démonstration de motos, exposition de voiture, et bien d’autre encore.

Dans les allées du salon, des tatoueurs venus du monde entier exposent leur travail. Certains conseillent les visiteurs quand d’autres sont à pied d’œuvre, parfois, depuis l’ouverture du salon. C’est le cas de Daniels Bauti, un tatoueur originaire de Majorque, qui encre le bras de Sophie (24 ans). La jeune femme est venue de Lille avec son compagnon Tito Inkid (24 ans), ils tiennent ensemble L’Atelier sans Nom, un Tattoo Shop, dans le nord de la France. "On voulait venir à Bruxelles en tant qu’exposant", explique Sophie, "mais en voyant que certains de nos artistes préférés étaient présents, on a décidé de passer de l’autre côté et de se faire tatouer. On participera l’année prochaine." Tito Inkid - c’est le nom d’artiste du jeune homme - ajoute : "On n’avait pas prévu de se faire piquer, on venait juste un jour pour voir, à la base. On s’est décidé en dernière minute. Du coup, on fait tout le week-end. Daniels Bauti, c’est quelqu’un qu’on suit beaucoup, via les réseaux sociaux principalement. On a profité du fait qu’il ne soit pas loin de chez nous."

Quand on demande au jeune homme si Daniels Bauti est une star dans le monde du BodyArt, il répond : "C’est quelqu’un qui a fait ses preuves dans le milieu du tattoo, surtout pour son style. C’est quelqu’un qui a sa patte."

Sophie a décidé de se faire encrer le haut de bras. "C’est par rapport à la déesse Basté. J’ai laissé carte blanche à Daniels. Je suis son travail depuis un moment, je lui ai envoyé deux références que j’aimais bien par rapport à ce qu’il fait. Je lui ai donné mes idées principales et il fait ce qu’il veut. C’était la surprise de ce matin." Daniels Bauti est occupé sur le bras de la jeune femme depuis trois heures déjà. "Il m’a annoncé 7-8h de travail pour réaliser le tattoo. Je n’aime pas faire de pauses quand je me fais tatouer. Si il ne veut pas en faire, ça ne me dérange pas."

Sophie devra débourser entre 500 et 800 euros pour son nouveau tattoo. Mais, à raison d’une centaine d’euros à l’heure, le prix d’un tatouage peut parfois s’envoler à plus d’un millier d’euros. Ce dimanche, c’est Tito Inkid qui passera entre les mains expertes de Daniels Bauti.



Clara Veszely