Société Le moyen le plus approprié pour le diagnostiquer est la réalisation de radiographies du thorax.

L’asthme peut toucher autant nos enfants que nos compagnons à quatre pattes. C’est votre vétérinaire qui sera le seul habilité à poser ce diagnostic qui aura quelques conséquences sur le mode de vie de votre compagnon à quatre pattes.

L’asthme est une affection courante qui peut affecter aussi bien nos compagnons canins que nos félins. Alors qu’elle est relativement bien connue pour sa fréquence dans l’espèce humaine, les connaissances actuelles nous apprennent que les chiens et les chats n’échappent pas non plus à ses désagréments.

Connue aussi sous le nom de bronchite d’origine allergique, cette pathologie respiratoire se traduit par une inflammation des voies respiratoires causée par une réaction allergique.

Cette réaction allergique trouve sa source dans l’inhalation de poussières de l’environnement, de pollens également par exemple.

L’inhalation de ces allergènes provoque chez les chiens prédisposés la formation d’anticorps par la muqueuse bronchique. Ces anticorps ont naturellement pour vocation de combattre des agents jugés inconnus et donc potentiellement dangereux pour l’organisme. Ils sont un peu pour l’organisme une légion de soldats combattant vaillamment l’ennemi potentiel du corps.

La réaction qui s’établit entre la substance allergène identifiée comme un antigène et son anticorps correspondant provoque dans les bronches quatre réactions : leur fermeture (c’est le bronchospasme), la transformation des bronches en ressort (c’est l’hyperactivité bronchique), un gonflement interne de la paroi des bronches (c’est l’œdème), enfin l’émission d’un mucus épais et collant.

L’asthme provoque donc une obstruction des voies respiratoires lorsque les bronches (qui amènent l’air dans les poumons) se remplissent de mucus et présentent des spasmes.

Cela conduit aux sifflements respiratoires observés sur votre compagnon, par les difficultés du passage de l’air à chaque inspiration que ce dernier effectue. La réaction allergique peut se manifester toute l’année ou de manière plus saisonnière, comme au printemps lors de la libération de pollens dans l’air environnant. Elle se traduit par une rhinite, c’est-à-dire un écoulement nasal, le nez bouché, des éternuements souvent associés à une conjonctivite. Ou bien, par une toux, souvent annonciatrice de l’asthme, surtout lorsqu’elle survient la nuit ou à l’effort.

Bien que probablement le plus répandu, l’asthme ne trouve pas uniquement son origine dans une réaction allergique mais peut être également provoqué par une réaction inflammatoire intrinsèque.

Dans ces cas précis, diverses situations inflammatoires sont à l’origine du déclenchement de l’asthme chez le sujet à quatre pattes : une infection nasale ou broncho-pulmonaire, une atteinte virale ou bactérienne, l’inhalation de substances irritantes comme l’ammoniac, certaines émotions, de l’air trop chaud ou trop froid.

Enfin, le phénomène pathologique de l’asthme peut trouver sa cause dans certains traitements médicamenteux tels que l’aspirine ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens, de la morphine, etc.

Lorsque vous observez un quelconque symptôme lié à l’apparition de cette maladie, le mieux sera donc évidemment de consulter sans hésiter votre vétérinaire afin de déterminer les causes et de mettre en œuvre les moyens de soulager votre fidèle ami !

Les chiens de tous âges peuvent souffrir d’asthme, mais ce sont surtout les animaux plus jeunes ou d’âge moyen qui sont atteints. La toux est le premier symptôme observé. En tant que propriétaire, vous observerez en premier lieu une respiration sifflante et, dans de rares cas, de la détresse respiratoire.

Il arrive que des chiens deviennent léthargiques, sans force et sans aucun dynamisme et qu’ils cessent de s’alimenter avec pour conséquence rapide une perte de poids associée.

L’asthme est rarement mortel. Entre les épisodes d’asthme, nos compagnons canins sont généralement en bonne santé. Votre vigilance de tout instant s’impose donc pour l’aider à gérer au mieux ces périodes plus délicates pour lui.

Pour diagnostiquer l’asthme, le moyen le plus approprié est la réalisation de radiographies du thorax afin d’éliminer toute autre possibilité de problème médical. Une fois que le diagnostic de bronchite d’origine allergique a été posé, le vétérinaire peut prescrire des médicaments bien spécifiques tels que stéroïdes, antihistaminiques (des substances qui aident à lutter contre les réactions liées à l’allergie), des bronchodilatateurs (pour aider à lutter contre la fermeture des bronches et améliorer le passage de l’air à leur niveau) ou une combinaison de ces médicaments.

Le pronostic de la maladie est excellent, et la plupart des animaux atteints ont une vie normale, avec l’aide de médicaments pris à long terme.

À moins de trouver la cause sous-jacente, la guérison totale est par contre rarement possible. Comme déjà recommandé, n’hésitez donc pas à consulter votre vétérinaire traitant pour en savoir plus.. Car il reste le meilleur allié santé de votre fidèle compagnon !