Société

Zuhal Demir, Laurette Onkelinx, Meyrem Almaci et Assita Konko, quatre personnalités politiques belges de premier plan et aux idéologies très différentes, se réunissent pour porter l’émancipation des femmes au cœur des débats et des décisions politiques. Entretien.


La semaine passée, la livraison de toutes les listes et candidats pour les élections communales du 14 octobre prochain a dévoilé quelques statistiques interpellantes sur la représentativité des femmes au sein de la sphère communale. En Wallonie, seule une liste sur cinq présente une femme en tête (22,5%). Une majorité de femmes - voire juste une parité - à la tête d’une comme en Belgique, ce n’est donc pas pour demain.

Sphère politique en premier chef mais aussi sphère économique ou sphère familiale, la place de la femme dans la société reste aujourd’hui majoritairement restreint à des rôles subalternes. Les femmes de pouvoir, la Belgique en compte pourtant une tripotée, dont certaines restent inscrits dans notre inconscient collectif à jamais. Dans notre histoire contemporaine, on pense naturellement à Antoinette Spaak mais aussi Laurette Onkelinx, Joëlle Milquet, Sophie Dutordoir, etc.

Trois d’entre elles sont passées par la DH hier, pour parler du dernier livre d’Assita Kanko, conseillère communale MR à Ixelles, fondatrice de l’incubateur Polin destinée aux femmes qui veulent percer en politique et auteure de Leading Ladies, prenez votre part du pouvoir. Rencontre atypique entre quatre femmes de pouvoir et de caractère qui dépassent leurs clivages idéologiques, linguistiques et politiques pour défendre la condition des femmes au sein de notre société. Interview.

(...)