Société

Contrairement à la France, qui s’attend à de possibles mesures exceptionnelles de restriction cet hiver, la Belgique ne semble pas sujette à un risque de pénurie d’électricité. Plusieurs raisons expliquent cette situation. Selon les dernières analyses réalisées par le gestionnaire du réseau Elia, “la disponibilité du parc de production, tant en Belgique que dans les pays voisins font que les perspectives sont meilleures que l’hiver dernier”, nous explique Elia. Ceci même si, “nous ne pouvons exclure des pics de prix – ce mois de novembre essentiellement – ou la possibilité d’activer la réserve stratégique au mois de janvier, mois le plus froid de l’année”. Un éventuel pic de prix – sur le marché de gros – n’aura pas d’influence sur la facture du consommateur.

Cette confiance est partagée par le cabinet de la ministre fédérale en charge de l’Énergie Marie-Christine Marghem (MR) : “La réserve stratégique de 725 MW a été signée le 31 octobre. Elle est donc opérationnelle pour un an.” Pour mémoire, Marie-Christine Marghem avait proposé, sur base des prévisions d’Elia, une réserve de 900 MW pour trois ans. “Elia avait calculé ce volume en se basant sur l’étude probabiliste la plus pessimiste qui tablait sur l’indisponibilité de Tihange 1 et de sept réacteurs français. Or, Tihange 1 a redémarré depuis. Nous avons donc une marge certaine et il y a vraiment très peu de chances que l’activation de la réserve soit nécessaire compte tenu de la situation actuelle du parc nucléaire belge et français.”

Chez nos voisins français, des mesures “exceptionnelles” allant jusqu’à des coupures programmées pourraient avoir lieu cet hiver, annonçait l’AFP avant-hier. Explications du gestionnaire : des arrêts de centrales non prévus ou des conditions climatiques hors normes pourraient fragiliser l’alimentation électrique des Français pendant les mois les plus froids.