Société En cas de collision, les chasseurs peuvent parfois être tenus pour responsables

Lundi, Natuurpunt, une des principales associations de défense de la nature en Belgique, mettait en garde tous les usagers de la route sur son site Internet. Lors du printemps, et plus particulièrement en avril et en mai, les accidents impliquant des cerfs sont deux fois plus nombreux que pendant le reste de l’année. Tous les ans, près d’une centaine de cerfs sont victimes d’accidents de la route en Belgique.

Le printemps est particulièrement critique pour les cervidés car c’est à cette période de l’année que de nombreux cerfs quittent leur groupe d’origine pour partir à la conquête de nouveaux territoires. Certains sont ainsi amenés à parcourir plusieurs kilomètres et à croiser des routes régulièrement sur leur parcours, avec les risques de collision qu’on connaît.

Que se passe-t-il en cas de dégats causés au véhicule ?

Si le propriétaire du véhicule endommagé possède une assurance omnium, il peut dormir sur ses deux oreilles : tous les dégâts sont couverts.

Souvent, les mini-omnium comportent une couverture pour les heurts avec des animaux. Dans ces cas, il faut pouvoir fournir une preuve de la collision avec des photos ou des indices comme des poils.

Sans omnium, les dégâts sont à la charge du propriétaire du véhicule.

En cas de battue, les chasseurs peuvent être tenus pour responsables des dégâts occasionnés par une collision avec un cerf, à condition que la battue n’ait pas été signalée correctement. "Même si à première vue, il ne semble pas y avoir de responsable, il est toutefois possible qu’un chasseur ait traqué le gibier vers la route. Dans ce cas, vos propres dommages mais aussi les dégâts éventuellement causés aux autres parce que vous avez heurté une autre voiture, par exemple - sont couverts par l’assurance en responsabilité civile du chasseur", explique ABC Assurance, une branche d’Assuralia.