Société José Bové de retourà Millau deux ans après le saccage d'un McDonald's

MILLAU Les opposants à la mondialisation, emmenés par leur leader José Bové, se sont donné rendez-vous dimanche devant le restaurant McDonald's de Millau qu'ils avaient saccagé il y a deux ans, pour exercer une `pression sur le gouvernement français et sur l'Union européenne´.
Des militants du syndicat Confédération paysanne de José Bové ont barré en milieu de journée avec des tracteurs les accès au fast-food, dont le `démontage´ musclé par José Bové et ses amis il y a deux ans jour pour jour avait constitué un des actes fondateurs du mouvement antimondialisation en France.
Quelque 1.500 personnes selon la police, 3.000 selon les organisateurs, s'étaient rassemblées pour participer à un meeting organisé devant le fast-food pour protester contre la surtaxation du roquefort par les Etats-Unis, en réponse à l'interdiction européenne d'importation du boeuf aux hormones américain, déjà à l'origine du mouvement d'août 1999.
Les manifestants veulent aussi obtenir du gouvernement français la destruction des expérimentations des organismes génétiquement modifiés (OGM) en plein champ.
`Nous sommes prêts à rester plusieurs jours pour obtenir des mesures´, a averti José Bové, dénonçant `le tribunal inique sans procédure d'appel de l'OMC´ (Organisation mondiale du commerce).
`Il est inacceptable que les producteurs de roquefort aient perdu 30 millions de francs ( 458.000 euros, 180 millions de francs belges) depuis deux ans en raison des représailles américaines contre le refus de l'Europe d'importer leur boeuf aux hormones.´
En France, les dirigeants des filières foie gras, roquefort, truffes, moutarde, échalotes et biscottes avaient vivement critiqué cette décision et demandé l'intervention de Paris et de l'Union européenne.