Société Retrouvez l'enquête sur les pesticides en Belgique dans l'édition Paris Match de cette semaine.

Habiter à la campagne est-il nocif pour la santé ? Et plus particulièrement quand on vit à côté d’un terrain agricole traité chimiquement ? Nos confrères de Paris Match se sont intéressés à ce sujet dans une grande enquête parue dans leur dernier numéro.

Pour ce faire, ils ont récolté les témoignages de personnes se disant victimes de pesticides. Parmi elles, Charles, un habitant du Brabant wallon dont l’entourage a contracté plusieurs maladies graves, dont des tumeurs. Pour lui, ça ne fait aucun doute, ce sont les substances chimiques utilisées pour l’agriculture qui sont les responsables. "J’ai la conviction que le terrain agricole tout proche est la cause de tous nos maux. Je n’ai rien contre l’agriculteur mais il ne se sent responsable de rien."

Les témoignages de ce genre sont légion. "Sur une quarantaine d’habitations, on a eu seize personnes atteintes par divers cancers. Je dirais un nouveau malade chaque année. Je ne peux m’empêcher de constater que nous sommes entourés de terrains où l’on pulvérise des produits depuis de nombreuses années", déclare Albert, un habitant luxembourgeois.

"Les témoignages que nous avons recueillis en diverses localités de Wallonie sont interpellants. Toutefois, il convient de les aborder avec une prudence de Sioux. Ce qui ne revient pas à les nier mais à les confronter à des examens scientifiques permettant d’ajuster les mesures de précaution", tempèrent les journalistes à l’origine de l’enquête.

En juin 2016, un rapport publié par l’Aviq (Agence pour une vie de qualité) communiquait un rapport très rassurant concernant la ville de Fernelmont, où de nombreux habitants s’étonnaient du nombre élevé de pathologies qu’ils attribuaient aux pesticides. Ce rapport affirmait, en se basant sur des données du Registre du cancer, que le nombre de cancers observé dans la région ne s’écartait pas de la moyenne nationale. Toutefois, ce rapport a fait l’objet de nombreuses critiques qui l’estimaient incomplet.