Société Pas de panique, elles se réveillent simplement de leur hibernation.

Ces derniers jours, de nombreuses personnes ont eu la surprise de découvrir des coccinelles agglutinées dans les châssis de leurs fenêtres et à l’intérieur de leur maison. Rien de plus naturel, il s’agit tout simplement de groupes de coccinelles (probablement asiatiques) qui se réveillent de leur hibernation. "Le printemps arrive. Donc, beaucoup d’insectes quittent les joints de fenêtres pour les jardins. Quand les coccinelles sont adultes, elles hibernent et s’immiscent dans les interstices des fenêtres et quand les beaux jours reviennent, elles sortent toutes en même temps", explique Vincent Louwette, entomologiste chez Natagora.

Les coccinelles asiatiques ont été introduites en Belgique au début des années 2000 afin de lutter contre les pucerons. Le problème, c’est qu’elles transportent des pores de champignon dans leur sang, qui se révèlent mortels pour les coccinelles indigènes. En outre, elles sont très voraces et se reproduisent très facilement, au détriment des espèces indigènes.

Les spécialistes déconseillent cependant de les éliminer. "Les coccinelles ne sont pas dangereuses et ne font pas de dégâts dans les maisons. Si vous n’êtes pas dérangés, vous pouvez franchement les laisser là où elles sont. Il faut en tout cas absolument éviter les pesticides car non seulement les coccinelles y sont peu sensibles, leur morphologie les protégeant des produits chimiques, mais en plus, vous allez juste empoisonner votre propre maison et environnement", explique Pierrette Nyssen, entomologiste chez Natagora également.

L’association recommande plutôt de boucher toutes les ouvertures en mettant des moustiquaires aux fenêtres ou de fins grillages devant les ouvertures d’aération des châssis.

Les rassemblements de coccinelles sont très ponctuels mais une fois qu’un bâtiment est choisi comme gîte, les insectes reviennent tous les ans à l’automne et ressortent au printemps.

En effet, elles laissent des phéromones particulières sur les lieux de rassemblement, qu’on ne sait pas enlever, à moins de repeindre la façade.