Société Ils concernent la vente aux mineurs

BRUXELLES Les contrôles sur la vente de tabac aux mineurs de moins de seize ans semblent bien fonctionner. De moins en moins de marchands de journaux ou de tabac se moquent de l'interdiction. Lors d'un contrôle récent, il est apparu que seuls neuf magasins sur 130 étaient en infraction. Sur ces neuf, cinq seulement ont effectivement été mis à l'amende, selon des chiffres du service public fédéral (SPF) Santé publique.

Il est interdit de vendre du tabac aux jeunes de moins de seize ans depuis le 1er décembre 2004. Chaque personne qui veut acheter du tabac peut être amenée à prouver qu'elle est âgée de 16 ans ou plus. Les commerçants qui enfreignent cette règle s'exposent à des amendes comprise entre 150 et 1.650 euros. A la suite d'un contrôle récent auprès de 130 librairies et marchands de tabac, il est apparu que l'interdiction est de mieux en mieux respectée.
Neuf commerçants seulement ont été surpris à vendre du tabac à des jeunes de moins de 16 ans. Sur ces neuf points de vente, quatre ont reçu un avertissement, par exemple lorsqu'il s'agissait d'une première infraction, que le jeune avait presque 16 ans ou qu'il achetait du tabac pour ses parents qui se trouvaient dans le voisinage. Cinq commerçants ont par contre reçu une amende de minimum 150 euros.

"Le nombre d'infractions diminue. Les autocollants avec les panneaux d'interdiction ont été bien intégrés dans les commerces. Les commerçants sont bien conscients qu'on ne peut pas vendre de tabac aux moins de seize ans", explique-t-on au SPF Santé publique. "Les contrôles, ce n'est pas une sinécure. Le contrevenant doit pouvoir être pris sur le fait."

Le procédé sera renforcé et pérennisé. Le nombre de contrôleurs de la Santé publique est ainsi passé de 13 à 17. "Et nous prévoyons d'en engager trois de plus", indique-t-on. En 2005, le SPF Santé publique a mené 13.000 contrôles. A côté de la vente de tabac aux mineurs, il a vérifié le respect de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, de la réglementation en vigueur pour le secteur de l'Horeca et des normes en matière de publicité. Le SPF Santé publique annonce que le nombre de contrôles sera plus élevé cette année et l'année prochaine.