Les risques plus élevés dans les petites entreprises

Ch. V. Publié le - Mis à jour le

Société

Là où il n’y a pas de représentation syndicale, les travailleurs sont davantage exposés

BRUXELLES A + B. La démonstration est rapidement faite pour la CSC, chiffres à l’appui : là où la représentation syndicale est inexistante, les travailleurs sont davantage exposés aux risques d’accident.

Un constat que fait également le ministère de l’Emploi qui souligne que “dans les grandes entreprises, les risques demeurent pour l’essentiel sous contrôle. La protection des travailleurs y est généralement considérée et encadrée par des règles strictes et appliquées”.

Les petites firmes, présentant davantage de risques, seront en outre soumises à des mesures spécifiques. “Ces mesures feront au préalable l’objet d’une concertation avec les partenaires sociaux.”

Il existe deux fois plus de risques d’être victime d’un accident mortel dans une PME. Dans les entreprises employant 20 à 49 travailleurs, on a recensé en 2010 18,3 % d’accidents mortels. Dans celles constituées de 500 à 999 travailleurs – et où donc les syndicats sont actifs pour demander davantage de moyens d’inspection –, la moyenne d’accidents fatals s’élevait à 7,3 %.

Pour Claudine Vanlanguenakers, conseillère en prévention à la CSC, là où le bât blesse, c’est dans le manque “d’inspections effectuées au sein des entreprises. Il y a, à ma connaissance, 155 inspecteurs du travail sur l’ensemble du territoire belge. Cela correspond à un inspecteur pour 3.500 entreprises… Soit la possibilité d’effectuer un contrôle spontané dans une même firme tous les 21 ans !”.



© La Dernière Heure 2012
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