Société Une étude indique que des résidus de tatouage sont retrouvés dans le corps.

Chaque année, environ 500.000 Belges se feraient tatouer. Une nouvelle étude devrait intéresser bon nombre d’entre eux.

Cette recherche montre qu’au-delà de l’aspect visuel extérieur, le tatouage laisse également une trace sous la peau. Les pigments injectés dans le derme se retrouvent également dans le sang, les ganglions et les cellules immunitaires.

Des chercheurs du synchrotron européen de Grenoble en France (ESRF) ont étudié pour la première fois des tissus humains (peau et ganglions) post mortem. La coloration des ganglions avait déjà été observée, mais seulement de visu par des chirurgiens.

L’étude montre que des nanoparticules sont retrouvées dans les ganglions. On y retrouve des pigments organiques de couleurs, mais également du dioxyde de titane. Ce pigment blanc sert en effet de base pour nuancer certaines couleurs. Les personnes avec des tatouages colorés présentent donc plus de risques que des tatouages noirs.

Les effets secondaires liés à ce pigment blanc sont déjà connus. "La cicatrisation lente, le gonflement localisé de la peau, les démangeaisons parfois constatées après un tatouage, sont autant d’effets indésirables associés à des tatouages blancs, et donc à l’usage du dioxyde de titane", explique un résumé de l’étude de l’ESRF.

Le problème est que l’on ne connaît pas encore les effets à long terme des nanoparticules sur l’organisme. Bien qu’il n’y ait pas encore d’études sur le sujet, il a quand même été démontré que le dioxyde de titane était "potentiellement cancérigène". La toxicité de ces nanoparticules ne fait aucun doute.

Le dioxyde de titane a beaucoup fait parler de lui depuis quelques années. On le retrouve dans les chewing-gums, les crèmes solaires et de nombreux produits cosmétiques.

Une étude menée sur des rats a montré les effets néfastes du dioxyde de titane sur le système immunitaire.

Des particules s’accumulent dans l’organisme qui ne parvient pas à s’en débarrasser. Cette substance n’a aucun intérêt de conservation, elle permet seulement d’augmenter la blancheur ou la brillance d’un produit.

Les chercheurs mettent en garde et conseillent de toujours vérifier la composition des encres utilisées. La prochaine étape de la recherche sera donc de voir les conséquences de ces pigments utilisés sur la peau, et de voir leur impact sur notre santé.