Société Avide de relever des défis et de toujours se surpasser, Louis-Philippe Loncke a jeté son dévolu cette année sur la Pologne... Parcourir seul 1200 kilomètres en quatre semaines est bel et bien son challenge 2012

BRUXELLES Depuis le 7 mai, notre Belge de 35 ans est parti en solitaire tête baissée dans cette course folle. Première épreuve: la montagne. Les conditions sont rudes et les obstacles sont inattendus. Le froid et la neige n'aident pas à la bonne avancée du périple. Pire, ils sont de redoutables ennemis qui allongent la distance à parcourir sans demi mesure. Pas moins, de 30 à 40 kilomètres supplémentaires. Les pieds souffrent. Les ampoules se multiplient. Rien ne facilite le trajet. "Chargé comme une mule, je suis venu à bout de cette satanée montagne. Tous les cols des Hautes Tatras n'ont malheureusement pas pu être franchis. Ils ont été toutefois contournés. Enfin, d'une manière ou d'une autre, je suis bien arrivé à Wilsa ce mardi 15 mai", nous confie notre globe-trotter.

Wilsa ville. Wilsa rivière
Après la redoutable épreuve montagnarde, Philippe-Louis se jette enfin à l'eau. Les deux premiers jours se passent à bord d'un packraft, petit canoé jaune gonflable. "Deux jours de pur plaisir, nous rapporte notre grand voyageur. En effet, ce ne sont pas moins de deux cents petits barrages qui ont été conçus pour les touristes. Des petits escaliers qui facilitent le passage de deux niveaux d'eau différents qui offrent de jolies "piscines" de 50 à 300 mètres de long. Le rêve...".

Un moment de détente et de pur plaisir, mais seulement jusqu'au coucher du soleil. En effet, pendant le passage en montagne, la tente était l'abri de nuit. Dans le petit "bateau", il n'y avait pas de place pour un matériel de campement, juste le minimum minimorum. Autrement dit, le soir venu, le canoé est retourné et fait office de matelas. Dormir à la belle étoile est un véritable défi à lui tout seul. Surtout que les conditions climatiques ne sont guère mieux qu'en Belgique. Le temps est plus frais et relativement maussade. Mais cela ne dissuade pas pour autant notre aventurier qui n'a pas rebroussé chemin.

Même s'il n'est pas en avance sur son programme (et oui la montagne ne fait pas de cadeaux!), notre explorateur se prépare à la dernière étape de son voyage: une traversée en kayak jusqu'à la mer Baltique. Ce jeudi soir, il espère arriver à Auschwitz et vendredi à Cracovie. La route va encore être longue et l'huile de bras sera plus que nécessaire. Mais courage et volonté ne sont pas les ingrédients qui manquent à notre "conquistador". Autrement dit, la suite au prochain épisode...