Société La MIA, rendez-vous inloupable de la japanimation et de la pop-culture, a accueilli près de 90.000 fans au Heysel.

Un petit Naruto de 7 ans au bras de sa maman, une Deadpool, un couple de Jedi au pas hâté, une Saori Kido (Athéna des Chevaliers du Zodiaque) qui se fraye un chemin dans les allées bondées des Palais du Heysel à la force de son sceptre, un Goku Super Saiyan Blue un poil plus bedonnant que le vrai, une Yu-Gi-Oh de Tongerloo, un Saitama (One Punch Man) aux poings ravageurs de Tubize : pas de doute, c’était bien la MIA ce week-end !

Le retour du vortex polaire (qui pourrait sans souci être le titre du dernier chapitre d’Eiichiro Oda, mangaka auteur de One Piece) ce week-end n’a pas suffi à décourager les près de 90.000 visiteurs du salon Made In Asia, consacré à la Japanimation, la culture manga et aux collectibles.

Pour sa 10e édition, l’événement avait parfaitement réussi à étendre son panorama : on y a croisé des animateurs de renom (Masaki Sato, qui a mis en images la transformation de Son Goku en super guerrier dans son combat épique contre Freezer il y a près de trente ans), l’illustratrice Nadou, le superviseur de l’animation de One Punch Man (Chikashi Kubota), la plupart des YouTubeurs qui règnent sur le Manga-Game (Chef Otaku, DB-Times, Joueur du grenier, le bruxellois Gonzaroo,…), quelques e-players puis, surtout, c’est une des spécialités de ce genre d’événement : des centaines de cosplayeurs, aux costumes plus audacieux que jamais.

S’il ne fallait en aucun cas louper les expositions des Amis de Ma Déesse et de Nathan Seiya Man (une collection d’une cinquantaine de figurines et résines customisées et mises en décor par des artistes et diorameurs, le tout dans l’esprit d’une immense frise relatant Dragon Ball, Z, GT et Super), si, une fois encore, il fallait s’armer de patience durant la très bondée journée de samedi, on ne déplore qu’un vrai bémol à l’événement : l’agenda ! La finale de la Coupe de Belgique de foot, le concert d’Indochine, et, donc, le salon Made In Asia, se tenaient effectivement en même temps, dans un rayon de 500 mètres. C’était donc (évidemment) l’enfer samedi soir pour gagner ou quitter le plateau du Heysel… Au-delà de ces considérations très terre-à-terre, on peut définitivement l’écrire en cette dixième : la MIA est clairement devenue LE rendez-vous bruxellois de la pop-culture.