Société

Les transgenres se rassembleront place Fontainas au centre de Bruxelles, ce samedi, entre 14 et 17 heures

BRUXELLES Les transgenres (NdlR : personnes qui ne s'identifient pas au rôle social assigné, de façon culturelle, à leur sexe) se rassembleront ce samedi dans "37 villes, au même moment", explique Max Nisol, de l'ASBL Genres pluriels, psychologue de formation.

"Non au binarisme ! Non à la psychiatrisation ! Non à la pathologisation ! Non à la stérilisation forcée ! Nous ne voulons pas être soigné(e)s ! Nous ne voulons pas de la pitié ! Nous voulons faire valoir nos droits !"

Ce sont ces revendications que les personnes transgenres vont défendre ce samedi, place Fontainas, à Bruxelles.

Max Nisol explique qu'avec cette manifestation, les personnes transgenres - tout comme ye l (mot inventé par l'ASBL pour désigner il/elle) - aimeraient, en Belgique plus spécifiquement, "revoir la loi sur la transsexualité, revoir un moratoire pour les assignations sexuelles pratiquées sur les enfants intersexués (voir glossaire ici-bas) et allonger le délai de la déclaration à l'état civil".

Ils déplorent essentiellement "la pathologisation des personnes trans". Genres Pluriels ASBL regroupe des "personnes qui refusent l'imposition sociale de la binarité de genres". Ainsi, yels ne se disent ni homme ni femme. Ils effectuent quelques changements physiques mais refusent d'être considérés en fonction de leur sexe.

Les transgenres, transsexuels et intersexes aimeraient, aussi, le "retrait de la mention sexe sur la carte d'identité" et que les documents a dministratifs mentionnent également autre à côté de Mademoiselle, Madame, Monsieur .

Le cabinet de la ministre de la Santé, Laurette Onkelinx, contacté par nos soins, se dit "ouvert au dialogue et à la discussion. Nous sommes prêts à recevoir leurs revendications et à les étudier" . En Belgique, jusqu'en mai 2008, on comptabilisait près de 400 réassignations sexuelles, notifiées au Registre national.



© La Dernière Heure 2009