Société Le Dr Christophe de Jaeger pense qu’il est possible de maintenir et améliorer son capital santé simplement.

"Prenez-vous soin de votre capital santé ?" Cette question est posée par le docteur Christophe de Jaeger, médecin spécialisé en physiologie et vieillissement du corps.

Le médecin était à Bruxelles pour la promotion de son livre Bien vieillir sans médicaments (Éd. Cherche Midi). "Souvent les gens considèrent que le vieillissement est synonyme de médicaments et de perte d’autonomie et le décès vient un peu comme une situation libératrice." Or, il existe des solutions et un mode de vie (alimentation, réduction des sucres, sport...) à adopter pour empêcher ça : prendre soin de son corps, avant que des maladies ne surviennent. Il déplore : "Les gens prennent plus soin de leur voiture que de leur corps."

Il détaille : "Ce capital santé, on peut le stabiliser et l’améliorer. Si on l’améliore, on repousse les maladies. Si on reste en bonne santé, ça veut dire qu’on accroît sa longévité potentielle. Donc, il faut dissocier vieillissement de perte d’autonomie. Le vieillissement, c’est seulement le marqueur du temps qui passe. C’est comme une voiture qui fait des kilomètres. Ça ne va jamais revenir en arrière. Chaque kilomètre se chiffre. En revanche, on peut faire en sorte que la voiture reste en parfait état. Et là, on peut faire la maintenance de l’automobile. Il faut avoir la même logique pour notre propre corps, pour notre capital santé que pour notre voiture. Sauf qu’on ne le fait pas. On évolue dans la vie jusqu’à ce qu’on tombe malade et que le médecin propose des médicaments. Il faut intervenir plus tôt. Il faut avoir d’autres outils."

Christophe de Jaeger évoque la différence entre l’âge chronologique et l’âge physiologique, qui "correspond à une évaluation scientifique de vos systèmes physiologiques". Celle-ci peut "mettre en évidence la dégradation réelle" de ces organes.

Il livre des exemples scientifiques, des exercices et distille des conseils dans son ouvrage. "Il faut prendre conscience qu’il n’y a pas un état de bien-être et un état de maladie. En réalité, on a tous un capital santé. Celui-ci s’altère à partir de l’âge de 20 ans. Cette altération d’état va fragiliser le corps et faire le lit des maladies. J’aimerais que les gens identifient le continuum de ces éléments et se disent que oui, si je ne veux pas être malade à 50-60 ou 70 ans, et donc ne pas prendre de médicaments. Il faut prendre compte de son capital santé au plus tôt et donc faire le nécessaire pour que ce capital cesse de se dégrader, voire l’améliorer. La prise de conscience va éviter de mal évoluer."