Pays en crise et panne de libido

Ch.V. Publié le - Mis à jour le

Société

Pour une grande partie des Européens, le couple est en péril quand l’économie l’est aussi

BRUXELLES Les frustrés économiques le seraient-ils aussi au lit ? C’est par l’affirmative que répond une étude récente au niveau européen. Selon les milliers de femmes et hommes interrogés, le contexte économique aurait un impact négatif sur leur sexualité.

Le désir en berne quand les revenus sont en baisse ? C’est ce que laissent entendre 15 % des sondés de sept pays européens. Plus l’économie va mal, moins l’envie de faire l’amour serait forte, en somme.

Cependant, la majorité ne compte pas se complaire dans cette panne de libido. Pour 83 % des personnes interrogées, il est question d’améliorer leur vie sexuelle avec leur partenaire. Pour cela, éviter d’amener dans le lit les problèmes financiers du couple paraît une démarche primordiale.

Les spécialistes de la sexualité sont moins pessimistes. Selon eux, ce trouble de la sexualité n’est que passager. Mieux : l’envie peut réapparaître – parfois décuplée – après une certaine période.

Et si cela ne venait pas naturellement ? Un peu d’insistance et les résultats pourraient dépasser les espérances. Le fait de faire l’amour est bénéfique pour l’organisme grâce à la production d’endorphines associées à l’acte. Bref, c’est le bonheur qui reprend le dessus…

Si c’est l’Espagnol qui semble souffrir davantage de la crise dans sa vie sexuelle, le Belge ne porte, lui, pas trop attention aux problèmes économiques une fois un pied dans le lit conjugal. Enfin, hommes et femmes sont-ils égaux en temps de crise ? Presque. Même si la gent féminine se montre un rien moins encline à faire l’amour que son partenaire masculin (17 % contre 14 %).



© La Dernière Heure 2012
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