Société Les confréries de Bruxelles et de Wallonie réunies sur la Grand-Place hier et aujourd'hui

BRUXELLES Un méchant bouledogue, la gueule pleine de dents acérées, un nom à faire frémir un Freddy des plus mauvais jours et une couleur rose idéale pour attirer les jeunes filles en mal d'aventure... Pink Killer vient de débarquer à Bruxelles. Il ne s'agit pas d'un nouveau club d'ultras d'Anderlecht, ni d'un groupe de Hells Angels locaux.

Il s'agit tout simplement de la dernière invention de la brasserie de Silly: une bière blanche aromatisée au pamplemousse rose. Les puristes crieront au scandale. Les touristes étrangers présents sur la Grand-Place ce week-end à l'occasion de la réunion annuelle des confréries de Bruxelles et de Wallonie s'en lèchent les babines.

«Cette bière est sortie des cuves au mois de mai dernier», explique l'un des membres de la confrérie de la Double Enghien. «Elle plaît énormément aux Américains et aux Japonais. Les filles adorent aussi.» Et sa compagne d'ajouter qu'elle n'en boirait pas une en guise d'apéro, mais «pourquoi pas un matin de grande chaleur? C'est une bière très rafraîchissante.»

Exemple parmi tant d'autres des perles du terroir bruxellois et wallon, la Pink Killer devait faire face à une sacrée concurrence. Une soixantaine de confréries présentent, en effet, leurs produits traditionnels sur la Grand-Place encore aujourd'hui: Tartirouflette, Tarte au Stofé, pèket des Crolés et des Croléyes, Kuulkppers de Saint-Gilles, Blanche de Bruxelles, bière Fantôme...

Pas besoin de grimper dans son camping-car pour faire le tour de Wallonie ce week-end, prenez deux ou trois bonnes heures et partez à la découverte d'un terroir mis en valeur par une bande de gourmets bon vivants, toujours prêts à se payer une bonne tranche de pâté arrosé d'une bonne chope.

A l'instar de Guy Brichet, secrétaire de la confrérie des Grands Gousiers Beaumont, qui vend son macaron comme un top manager, la prétention en moins. «Cette réunion annuelle est primordiale pour nos confréries. Cela offre une superbe vitrine, surtout sur la Grand-Place de Bruxelles, à nos produits de tradition. Cela permet aussi de nous retrouver et de faire la fête ensemble.» Un discours que l'on retrouve sur les lèvres de chaque membre des confréries.

La fête se poursuit aujourd'hui avec, notamment, deux confréries québécoises invitées d'honneur ce dimanche matin.

L'an prochain, c'est promis, tout le monde reviendra pour une nouvelle réunion prévue cette fois-ci dans le château de Trazegnies, dans le Hainaut.

© La Dernière Heure 2004