Société

Les établissements ne dénoncent pas leurs élèves

NAMUR En région namuroise, les plaintes pour absentéisme scolaire ne sont pas très fréquentes. La zone de police de Namur entretient de fréquents contacts avec les directions des établissements situés sur son territoire. "On parle des éventuels problèmes de sécurité, des choses que les directeurs ont remarquées aux abords de leurs écoles. Nous envoyons alors des patrouilles ou des agents de proximité. Mais nous enregistrons très peu de plaintes pour absentéisme. "

Deux fois par an, la police et le bourgmestre de Namur se rencontrent pour discuter des dispositifs particuliers à mettre en place près des écoles.

À Gembloux non plus, les plaintes pour absentéisme scolaire ne sont pas nombreuses. "Malgré les quelques grosses institutions qui se trouvent sur notre territoire, nous n'avons que très peu de plaintes pour absentéisme. Sans doute est-ce parce que nous sommes en zone plus rurale, où il y a plus de suivi et où les institutions préfèrent d'abord discuter avec l'élève avant de le dénoncer à la police. Une fois par an, nous rencontrons les directeurs de tous les établissements pour discuter de ce qu'il y a à faire, comme les contrôles des cartes de sortie des élèves qui se promènent en ville pendant les heures habituelles de cours..."

En Basse-Sambre aussi, les plaintes pour absentéisme sont rares.

Depuis le début de cette année scolaire, la zone de Jemeppe-sur-Sambre n'a enregistré qu'une seule plainte de ce genre. Et la filière habituellement suivie par les directions de la province de Namur est la dénonciation à la Communauté française qui relaie la plainte au parquet de la jeunesse.



© La Dernière Heure 2009