Pour Ecolo et Groen, le gouvernement ne peut accepter le chantage de GDF/Suez

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Société

"Le gouvernement ne peut donner son aval à ce sabotage en règle en laissant les centrales de GDF fermées par la seule volonté du groupe"

BRUXELLES Compte tenu des colossaux bénéfices réalisés par GDF-Suez, les écologistes ne sont pas surpris par le jeu auquel le groupe énergétique et ses relais habituels jouent en vue de maintenir ses installations nucléaires.

La menace que GDF-SUEZ fait peser désormais sur ses propres centrales thermiques, moins rentables, est assez claire, ont indiqué jeudi la députée Muriel Gerkens et le co-président d'Ecolo, Olivier Deleuze. Un rapport de l'administration de l'énergie transmis aux membres du gouvernement remet partiellement en cause la fermeture des trois plus vieilles centrales nucléaires en 2015. D'après ce rapport, la fermeture anticipée de centrales thermiques rendrait indispensable une modification du calendrier de sortie du nucléaire au risque de black-out.

Dans un communiqué publié jeudi, Ecolo et Groen soulignent que la menace que GDF-Suez fait peser sur ses propres centrales thermiques "est destinée à rendre la sortie du nucléaire plus difficile". Et d'ajouter que "le gouvernement ne peut donner son aval à ce sabotage en règle en laissant les centrales de GDF fermées par la seule volonté du groupe".

Pour eux, il faudra au contraire maintenir ces centrales provisoirement en entamant la sortie du nucléaire afin d'ouvrir le marché à d'autres opérateurs.
"La question de la sortie du nucléaire reste donc une question de volonté politique, comme en Allemagne, qui se place aujourd'hui comme leader européen en matière d'énergies renouvelables et de transition économique de son économie", concluent les écologistes.

© La Dernière Heure 2012

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