Société L’Unicef a publié mercredi son rapport "Un visage familier : la violence dans la vie des enfants et des adolescents".

"Des bébés sont giflés, des filles et des garçons sont contraints de se livrer à des actes sexuels, des adolescents sont assassinés au sein de leur communauté. La violence envers les enfants n’épargne personne et ne connaît aucune limite", déclare dans un communiqué Cornelius Williams, responsable de la protection de l’enfance à l’Unicef.

Des faits de violence concernent des enfants dès le plus jeune âge. Ainsi, dans les 30 pays qui recensent des données à ce sujet, près de 6 enfants sur 10 âgés de 12 mois sont régulièrement victimes de punitions physiques violentes. Près d’un enfant sur 10 de cet âge est giflé ou frappé au visage.

Environ 15 millions de jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans ont subi des rapports ou autres actes sexuels forcés au cours de leur vie, relève encore le rapport, qui s’intéresse aux situations violentes vécues par les adolescents à travers le monde. En outre, dans 28 pays, 90 % des adolescentes qui ont subi de tels actes ont indiqué que le premier incident avait été commis par une de leurs connaissances. L’école peut aussi constituer un vecteur de violence, puisque 732 millions d’enfants dans le monde, soit la moitié des enfants en âge d’être scolarisés, vivent dans un pays où les châtiments corporels à l’école ne sont pas complètement interdits.

Toutes les sept minutes, quelque part dans le monde, un adolescent est tué par un acte violent, met encore en exergue l’Unicef. Autre constat : les garçons noirs non hispaniques âgés de 10 à 19 ans aux États-Unis ont "presque dix-neuf fois plus de risques d’être assassinés que les garçons blancs non hispaniques du même âge".

L’Unicef appelle les gouvernements à appliquer le programme INSPIRE : Sept stratégies pour mettre fin à la violence à l’encontre des enfants, mis en place notamment avec l’OMS. Parmi ces recommandations figurent notamment la formation des enfants, parents, enseignants et membres de la communauté à reconnaître la violence sous toutes ses formes, des données mieux ventilées sur la violence envers les enfants, ainsi que des plans d’action nationaux visant à éliminer cette violence.