Société

En 2019, les vacances de Pâques commenceront en Flandre une semaine plus tôt qu'en Belgique francophone, rapportent lundi les journaux Het Nieuwsblad et Gazet Van Antwerpen.

Alors qu'en Flandre et dans l'enseignement néerlandophone bruxellois les congés de Printemps en 2019 commenceront le 8 avril, ceux-ci débuteront en Wallonie et dans l'enseignement francophone bruxellois une semaine plus tard, soit le 15 avril.

"Nous ne faisons qu'appliquer la règle", indique la ministre flamande de l'Enseignement, Hilde Crevits (CD&V). Le règlement stipule que si la fête de Pâques tombe après le 15 avril, les vacances de Pâques doivent avoir lieu les deux semaines qui précèdent. Dans pareil cas, le lundi de Pâques ne tombe plus pendant les congés et représente dès lors un jour de congé supplémentaire.

Du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, un autre calendrier a été décidé. "En faisant du lundi de Pâques un jour de congé supplémentaire, vous obtenez moins de 182 jours d'école pour l'année scolaire en question", relève Marie-Martine Schyns, ministre francophone de l'Enseignement (cdH). "Or, l'année scolaire doit compter 182 jours de congé au minimum. C'est pourquoi, le lundi de Pâques tombe chez nous en plein milieu des vacances de Pâques."

Un calendrier des congés scolaires différent selon les régions du pays existe déjà depuis longtemps en France et en Allemagne notamment. "Si l'expérience se passe bien en 2019, nous pourrions toutefois à nouveau penser à des périodes de congé distinctes selon les communautés", conclut Mme Schyns.


Crevits demande une "concertation urgente" à Schyns

La ministre flamande de l'Education, Hilde Crevits, a demandé lundi une "concertation urgente" avec sa collègue francophone, Marie-Martine Schyns, quant aux dates choisies pour le congé de Pâques en 2019.

"Je trouve particulièrement dommage d'avoir eu à l'apprendre par la presse et j'ai demandé à avoir une concertation urgente pour analyser l'impact que cela aura sur les enfants bruxellois", a commenté la ministre flamande. "Il est tout à fait possible que des familles aient un enfant inscrit dans l'enseignement francophone, et un autre dans l'enseignement néerlandophone. Pour ces enfants, les vacances ne tomberont pas en même temps", s'inquiète Mme Crevits.