Société

Le vrai problème des prix de l'énergie se situe au niveau du lien existant entre les prix internationaux du pétrole et les prix énergétiques facturés au client belge

BRUXELLES Le gouvernement a demandé à l'Inspection économique d'ouvrir une enquête concernant le respect du gel des prix du gaz, après l'annonce mercredi par Agoria qu'Electrabel et Luminus avaient augmenté leurs formules d'indexation pour le gaz au 1er avril.

"Si cela n'amenait pas les fournisseurs concernés à changer leur comportement, le juge de commerce sera saisi en vue d'une action en cessation de ces pratiques", ont indiqué le ministre de l'Économie Johan Vande Lanotte et le secrétaire d'État à l'Énergie Melchior Wathelet.

La fédération de l'industrie technologique (Agoria) a dénoncé mercredi la décision d'Electrabel et Luminus d'augmenter leurs formules d'indexation pour le gaz le 1er avril, ce qui représente pour le consommateur une hausse de prix de 3 à 4 pc.

Or, la loi du 29 mars dernier gèle les indexations des paramètres variables prévus dans les contrats de gaz et d'électricité, relèvent MM. Vande Lanotte (sp.a) et Wathelet (cdH).

"Toute indexation à la hausse est interdite à partir du 1er avril inclus. En outre, l'exposé des motifs de la loi précise clairement que l'exception autorisant des mouvements à la hausse au cours de la période de gel n'est valable que si les prix ont d'abord été revus à la baisse. Il n'est donc en aucun cas permis de procéder à des augmentations de prix pour le gaz et l'électricité au 1er avril", martèlent les deux membres du gouvernement.

A leurs yeux, le vrai problème des prix de l'énergie se situe au niveau du lien existant entre les prix internationaux du pétrole et les prix énergétiques facturés au client belge. Le gel des prix de l'énergie décidé par le gouvernement vise justement à procéder entre-temps à une réforme des formules tarifaires, de sorte que celles-ci reflètent les coûts réels des fournisseurs d'énergie, selon MM. Vande Lanotte et Wathelet.

© La Dernière Heure 2012