Société

La justice française a condamné jeudi à vingt ans de réclusion criminelle Abdelkader Merah, le frère de Mohamed, qui avait tué en mars 2012 sept personnes, dont trois enfants juifs, dans le sud-ouest de la France.

Les cinq magistrats de la cour ont condamné l'accusé pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Ils l'ont en revanche acquitté de l'accusation de complicité pour laquelle il risquait la réclusion criminelle à perpétuité. Les juges ont condamné l'autre accusé, Fettah Malki, à 14 ans de réclusion criminelle.

Abdelkader Merah, 35 ans, était accusé d'avoir "sciemment" facilité "la préparation" des crimes de son frère en l'aidant à dérober un scooter et à acheter un blouson qui ont été utilisés lors des faits. Il était également accusé d'avoir participé "à un groupement criminel affilié à Al-Qaïda prônant un islamisme jihadiste (...) en appliquant à lui-même et à son frère Mohamed les recommandations de cette organisation dont il possédait les enseignements et les conseils opérationnels".

La justice reproche à Fettah Malki, 34 ans, d'avoir fourni à Mohamed Merah un gilet pare-balles, un pistolet-mitrailleur et des munitions utilisés par le tueur.

Entre le 11 et le 19 mars 2012, Mohamed Merah a assassiné trois militaires, trois enfants et un enseignant juifs à Toulouse et Montauban, avant d'être tué le 22 mars dans son appartement par une unité d'élite de la police, à l'issue d'un siège de 32 heures suivi par les médias du monde entier