Société Les grands magasins n'ont pas désempli du week-end : succès de foule et l'Euro n'y est pour rien

BRUXELLES Avec une rue Neuve noire de monde, les artères commerçantes du centre de la capitale ont connu un succès de foule impressionnant tout au long du week-end. Bien sûr, les fêtes approchent, mais l'arrivée de l'Euro également. Y aurait-il une double influence à l'origine de la traditionnelle consommation effrénée de fin d'année ?

`Non! l'euro ne joue aucun rôle là-dedans´, estime Thierry Thielemans chef d'exploitation et du personnel de l'Inno. ` Ces deux dimanches d'ouverture avant les fêtes de Noël sont une tradition depuis une quinzaine d'années. Pour ce premier dimanche, l'affluence semble habituelle et devrait tourner autour de 8000 personnes par jour. On pourra faire un bilan la semaine prochaine´. Le plus grand des 15 Inno du pays doit respecter des règles: ` Nous ne pouvons ouvrir que trois dimanches par an, ceux de décembre et celui qui précède les soldes´, explique Thierry Thielemans. `Généralement, c'est le second dimanche d'ouverture qui fonctionne mieux avec une augmentation de fréquentation de près de 30%´.

Soit, pour les deux dimanches d'ouverture avant les fêtes, l'Inno connaît affluence estimée entre 18.000 personnes. Et la motivation de ce beau monde oscille entre pragmatisme et envie de faire plaisir `Je travaille toute la semaine. Comme j'ai peu de temps pendant mon heure de table, il m'est impossible de faire mes courses tranquillement´, explique Nathalie, 31 ans. `Les magasins ouverts le dimanche, c'est une aubaine. Pendant que mon mari s'occupe de notre fils, moi je fais les courses à mon aise´. Comme beaucoup, Nathalie s'est rendue rue Neuve, dans le centre de Bruxelles. `Tous les magasins étaient ouverts. Vers 12h, il y avait du monde. Mais pas trop. Ce qui m'a beaucoup rassurée ce sont les vigiles qui se trouvaient dans le City 2.´. Et Nathalie de préciser: certains magasins offraient en plus des ristournes. Et ca, c'est génial´. Même l'ambassadeur de Suisse a décidé de quitter ses pénates pour se mêler à la grande foule des consommateurs : ` Oui, j'ai suivi ma femme qui est venue choisir une cravate pour mon beau-père´. Même état d'esprit chez Jacqueline et Jean-Michel qui ont fait le déplacement de Soignies pour faire leurs emplettes: `la semaine, on est trop occupé pour faire notre shopping en cadeaux de Noël. C'est devenu une habitude, pour nous, de ne pas rater les dimanches d'ouverture des magasins avant les fêtes´