Société Plus de la moitié des billets de train ne seraient pas contrôlés. Ça va changer !

Moins de 50 % des billets de train sont contrôlés par les contrôleurs de la SNCB. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par les associations de voyageurs Navetteurs.be et TreinTramBus.

Cette étude faite entre le 10 et le 21 janvier a couvert l’ensemble du pays, soit 436 trajets qui ont été pris en considération, d’après les deux associations. Il y est notamment démontré que les navetteurs se rendant à/ou partant de Bruxelles ne doivent présenter leur billet qu’une fois sur trois.

Face à ce constat, les associations de voyageurs appellent la SNCB à renforcer les contrôles à bord. "Les trains sont suroccupés, il y a un manque de personnel, il convient donc de renforcer les équipes", souligne Gianni Tabbone, président de l’ASBL Navetteurs.be.

Selon lui, cela constituerait une alternative plus efficace que la surtaxe de 7 € en cas d’achat d’un billet dans le train qui sera mise en application le 1er février.

Aujourd’hui, quand un voyageur n’a pas acheté son billet mais qu’il a averti le contrôleur avant de monter dans le train, il a une surtaxe de 3,50 €. Si par contre il ne l’a pas averti, sa surtaxe sera de 12,50 €. Dans quelques jours, ce système change, ce qui fait dire aux associations de navetteurs que cela pourrait entraîner une hausse des conflits, les passagers sans billet n’étant plus sur pied d’égalité.

Du côté de la société ferroviaire, on répond qu’en plus des accompagnateurs de train, 60 personnes, appelées Tico Team, sont là pour renforcer les équipes, et que 70 personnes seront engagées cette année.

La SNCB souligne aussi que les accompagnateurs de train ont plusieurs missions : maintenir la sécurité, veiller à ce que le train soit ponctuel, informer les voyageurs et contrôler les billets. Pas évident d’assurer toutes ces missions, surtout durant les heures de grande affluence.

Quant à la surtaxe de 7 €, la SNCB souhaite avoir une attitude plus transparente. "Nous voulons être clairs et conscientiser les voyageurs. Cela évitera toute discussion ou marchandage concernant la surtaxe", insiste Thierry Ney, porte-parole à la SNCB. "De plus, nous avons développé de multiples canaux de vente de billets dans toutes les gares, afin de permettre au voyageur de se procurer un billet plus facilement."

À l’avenir, il y aura donc davantage de contrôles, mais la surtaxe, elle, restera bien à 7 €.