Société Depuis son lancement, la ligne d’écoute de l’association a reçu 2.076 appels.

Depuis sa création, le 17 novembre 2016, la ligne d’écoute gratuite SOS Viol a reçu 2.076 appels de victimes. Soit, en moyenne, près de cinq appels quotidiens.

Selon un premier bilan présenté par Isabelle Simonis, ministre des Droits de la femme en Fédération Wallonie-Bruxelles et Rachid Madrane, ministre des Maisons de justice, la ligne d’écoute aurait reçu 30 % d’appels en plus, en comparaison à l’année 2016. 81 % des appels concernent des femmes qui sont victimes de violences sexuelles, 8 % concernent des victimes de sexe masculin. Les 11 % restants sont des demandes d’information.

Près de la moitié des victimes (46 %) ont demandé une consultation suite à cet appel. Et 17 % d’entre elles ont été orientées vers la police, des hôpitaux, des médecins, ou encore vers des bureaux d’avocats spécialisés. Une victime sur quatre a porté plainte (23 %). Les appels concernaient des viols (64 %), des attentats à la pudeur (14 %), des incestes (10 %), des viols conjugaux (6 %), des viols collectifs (3 %).

Face à ces chiffres , les ministres ont décidé d’élargir la grille horaire des appels. "Elle passera de 8h à 18h du mardi au vendredi", au lieu de 9-17h.

Ils ont également lancé une nouvelle campagne de promotion du numéro vert. 60.000 euros ont été dégagés afin de "permettre une diffusion plus large mais également échelonnée de la campagne en cette fin 2017 et tout au long de 2018. On retrouvera ainsi cette action de promotion de la ligne gratuite dans les transports en commun, auprès du secteur médical, les médias web et le réseau institutionnel et associatif (centres de planning familial, centres sportifs…)".