Société

Enquête du Crioc avec la Région wallonne : et si on proposait plutôt des fruits gratuits aux élèves ?

BRUXELLES Au choix : un Mars, une pomme ou des biscuits. À votre avis, quelle collation privilégient le plus les enfants à l'école pour le dix heures ?

Le Crioc, Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs, a été sollicité l'année scolaire passée par la Région wallonne (et sa direction générale de l'Agriculture) pour conduire une enquête dans nos écoles sur la consommation des collations que l'on glisse dans le cartable des enfants. Un échantillon très large a été sondé : 2.577 élèves francophones et néerlandophones, dans tout le pays.

"Le souci général est, on le sait, de tendre vers une alimentation saine et équilibrée ", commente Marc Vandercammen, directeur du Crioc. "Les résultats sur la consommation des collations sont assez interpellants car justement ces rations sont très peu équilibrées. " Eh oui, tout le problème est là !

À dix heures, par exemple, moment où un en-cas n'est pas nécessaire si le petit-déjeuner est bien équilibré, 91 % des enfants de 10 à 17 ans grignotent. De préférence un biscuit pour 34 % et majoritairement des snacks sucrés : chocolats, barres chocolatées, gaufres, bonbons. "T rop de sucres, trop de graisses" , ajoute M. Vandercammen. À midi, pareil : biscuits et snacks sucrés sont préférés à un fruit par exemple, après les tartines ou le sandwich.

Seul le quatre-heures laisse plus de place aux fruits frais (21 %), mais en soirée, après le souper, 67 % des jeunes sondés disent grignoter encore, et là, on passe aux chips, que l'on mange encore davantage le week-end.

Le Crioc note aussi qu'un quart des enfants achètent leurs collations à l'école. Le centre invite donc les établissements à changer ces habitudes. Cela peut se faire et gratuitement, en s'inscrivant dès octobre au programme soutenu par l'Europe (http///agriculture.wallonie.be/fruitecole) : les écoles recevront une liste de fruits et légumes à offrir et à commander chez des producteurs belges. L'action est limitée aux 4 premières années du primaire. Mais six jeunes sur 10 se disent demandeurs !



© La Dernière Heure 2009