Société

Ce n'est pas cher payer pour risquer sa vie en voiture

BRUXELLES Obli- gatoire depuis 1975 à l'avant de la voiture et depuis 1991 à l'arrière, la ceinture n'est pas encore un réflexe systématique pour tous les automobilistes.

Si, jadis, l'oubli de la ceinture pouvait donner lieu à une simple admonestation, le non-port de la ceinture de sécurité est aujourd'hui classé dans la liste des infractions de premier degré. À ce titre, elle peut donner lieu à une perception immédiate de 50 euros de la part de la police.

Une police qui ne chôme pas en la matière et qui va encore serrer la vis à l'avenir. Si on se penche sur les chiffres des contrôles menés par la police fédérale, on s'aperçoit qu'en moyenne, ce sont plus de 20.000 perceptions immédiates pour non-port de la ceinture qui ont été effectuées chaque année depuis 2003.

Et comme la police va renforcer ses contrôles spécifiques sur le port de la ceinture, il vaut mieux se conformer à la loi, même si près de 60 % des automobilistes estiment que le risque de se faire contrôler par la police pour cette infraction est de limité à très limité.

Des exceptions

Une loi qui autorise certaines exceptions que tout le monde ne connaît cependant pas. Elles sont au nombre de quatre.

Sont dispensés du port de la ceinture :

Les conducteurs qui effectuent une marche arrière.

Les conducteurs de taxi, lorsqu'ils transportent un client.

Les conducteurs et les passagers de véhicules prioritaires (police, ambulance, pompiers) lorsque la nature de leur mission le justifie.

Les personnes qui sont en possession d'une dérogation délivrée, en raison d'une contre-indication grave, par le ministre des Communications ou son délégué.



© La Dernière Heure 2007