Société De larges éclaircies et un retour de la douceur à la mer, pour les dimanche et lundi de Pâques

BRUXELLES Décidément, la météo s'est plu à jouer avec les vacanciers de la côte belge, durant ce long week-end de Pâques.

Samedi, après les magnifiques journées ensoleillées de la semaine dernière, les tenues estivales avaient dû céder la place aux vestes et aux écharpes. Alors que, ce jour-là, le vent froid et soutenu qui balayait la côte invitait davantage les promeneurs à s'enfermer dans un tea-room pour y déguster une bonne gaufre chaude, dimanche et lundi le soleil faisait sa réapparition, comme la (relative) douceur des températures.

Malgré ces petits aléas du climat, «cela a été un week-end de choc, déclare Lucien Bullinck, directeur de l'Office de tourisme de Blankenberge. La semaine précédente a aussi marché du tonnerre, grâce au soleil: c'était tous les jours dimanche!»

Les chiffres de fréquentation des hôtels et des logements de location le prouvent: la majorité des hôtels affichait complet et le degré d'occupation des seconds était plus que satisfaisant. Bref, il était difficile, voire impossible, de trouver une chambre où se loger pour ce week-end de Pâques. «Nous n'avons pas à nous plaindre, déclare Geert Bero, gérant d'hôtel à Ostende. La période de Pâques fonctionne généralement bien.»

Les durées de réservation sont toutefois très variables, de un jour à une semaine ou plus, comme le budget. On peut cependant estimer à 80 euros le prix moyen d'une nuit en chambre de deux personnes, petit déjeuner compris.

Belle affluence dans les trains

Les chiffres de fréquentation des trains pour la côte ne seront connus que ce mardi dans le courant de la journée. On peut cependant déjà affirmer que les trains de la mer ont connu une belle affluence. Rien que samedi, alors que la météo n'était pas au beau fixe, la SNCB a mis huit trains supplémentaires à disposition des voyageurs: trois à l'aller, vers les deux destinations phares d'Ostende et Blankenberge, et cinq pour le retour, en soirée. Chacun de ces trains, d'une capacité de 800 à 900 voyageurs, était bien achalandé.

De nombreuses villes de la côte belge avaient prévu des activités originales pour Pâques (distribution d'oeufs, concerts, etc.). Car la mer n'est pas uniquement synonyme de sable et de soleil. «Les activités possibles à Pâques ne sont pas les mêmes que celles de la période estivale. On peut faire du vélo, se promener, aller manger une gaufre ou une crêpe, visiter un musée. A Pâques, on vient surtout pour l'ambiance. Les gens qui font le déplacement le savent très bien», déclare Jan Jassogne, administrateur-délégué du CIB, l'organisation professionnelle des agents immobiliers de la côte. «La mer, c'est toujours gai, qu'il fasse soleil, qu'il pleuve ou qu'il vente », conclut une passagère du train Bruxelles-Ostende.

© La Dernière Heure 2003