Société Depuis juillet 2016, l’IRM enregistre une période de sécheresse exceptionnelle.

Pascal Mormal, météorologue de l’Institut royal météorologique, établit un bilan météo des plus exceptionnels : "Depuis le mois de juillet 2016, on observe un déficit de précipitation conséquent en Belgique. Mis à part le mois d’octobre 2016, tous les mois depuis juillet 2016 ont signifié un déficit de précipitation important".

Une situation anormale puisque le dernier bilan similaire à cette situation remonte à 1995.

Le printemps 2017 pulvérise des records. Ce mois de mars 2017 a été le mois le plus doux jamais enregistré depuis 1900, lorsque l’IRM commençait à établir des bilans météorologiques. "Le mois de mars a connu une température moyenne de 9,6 °C alors que la normale est de 6,8 °C", précise Pascal Mormal.

De plus, ce mois a connu des précipitations totales élevées à 47 l/m² alors que la moyenne pour ce mois est de 70 l/m².

En outre, le mois d’avril a poursuivi sur la même tendance. "Nous avons enregistré des moyennes de précipitation de 15 l/m² alors que la normale est de 51 l/m², le mois d’avril est très déficitaire", souligne le météorologue de l’IRM.

En ce qui concerne ce début de mois de mai, le constat est moins cinglant. Pascal Mormal décrit que "la première quinzaine de mai est nettement moins critique que les autres mois. Les précipitations moyennes sont plus rassurantes avec 14,5 l/m² pour une normale de 16,7 l/m²".

À la question de savoir si cette sécheresse donne lieu de s’inquiéter, le météorologue répond que "la situation est préoccupante, mais elle deviendrait vraiment inquiétante si les mois de juin et de juillet étaient très chauds".

Le météorologue assure encore que "les quinze prochains jours se verront être très pluvieux. Nous allons être soumis à des précipitations presque tous les jours. La situation va donc certainement s’améliorer".