Société L'asbl Pro-vélo entend promouvoir les déplacements à deux roues

BRUXELLES Face au regain d'intérêt pour le vélo, Pro-Vélo asbl a décidé de mettre sur pied une vélo-école. Cette initiative originale s'inscrit dans le cadre d'une véritable éducation au vélo. En effet, il n'est pas toujours facile de se mouvoir à vélo dans la circulation urbaine. Malgré une nette amélioration du réseau cyclable, les espaces réservés aux deux-roues restent toujours insuffisants. En ville, les pistes cyclables sont très souvent occupées par des voitures stationnant en double file. Le cycliste est alors tenté de contourner les obstacles en roulant sur le trottoir ou ne respectant pas la signalisation. Ainsi, rouler à vélo relève vraiment de l'exploit et beaucoup préfèrent ne pas s'y hasarder.
Pro-Vélo, une association de cyclistes mettant en commun leurs compétences afin de conseiller les autorités en matière d'aménagements cyclables et d'organiser des événements de promotion de l'usage du vélo, propose une vélo-école. L'objectif est double: apprendre à rouler aux personnes qui n'on jamais fait de vélo (en 4 samedis) mais aussi initier les cyclistes à la conduite dans le trafic urbain, par la prise de connaissance des règles en vigueur.
Par un rappel du code de la route, des informations utiles sur l'équipement adéquat et des exercices pratiques par petits groupes, le cycliste reprend confiance en lui et apprend à gérer la circulation.
Un peu partout dans le pays, on constate que des ramassages scolaires sont organisés à vélo. C'est notamment le cas de l'école Aurore, à Jette, qui propose ce type d'action quotidiennement, matin et soir. "Le ramassage est encadré soit par des parents ou enseignants bénévoles, soit par des chômeurs de longue durée mis au travail", a confié Jean-Louis Leutenez, directeur de l'école.
"Nous n'avons qu'un seul itinéraire traversant la commune. Les enfants se rendent à des points de ralliement et rejoignent ainsi le groupe. Cette opération nécessite un contrat avec l'enfant dans lequel il s'engage à respecter les règles de conduite mais aussi des règles de vie telles que la ponctualité, par exemple", a-t-il expliqué.
Pareilles initiatives existent déjà en Flandre sous la dénomination de "Fietspooling". En Wallonie, plusieurs projets pilotes sont actuellement menés au sein d'écoles. Ces tentatives restent néanmoins assez ponctuelles mais devraient être organisées à l'avenir de manière régulière et continue.
Pour obtenir tous les renseignements sur la Vélo-école, sur les itinéraires touristiques, sur le ramassage scolaire à vélo ou sur tout autre sujet en rapport avec la bicyclette, contacter Pro-Vélo asbl (15 rue de Londres, à 1050 Bruxelles), par téléphone au 02/502.73.55 ou par e-mail: info(a)provelo.org. Outre toutes les informations utiles sur le vélo, le site Internet www.provelo.org propose également une liste de liens vers d'autres associations actives dans le secteur.

Le marché belge progresse

BRUXELLES Des estimations fiables reprises par la FEBIAC (Fédération Belge de l'Industrie de l'Automobile et du Cycle) font apparaître qu'en l'an 2000, la vente totale de vélos s'est élevée à quelque 450.000 unités, dont environ 200.000 de production belge et près de 250.000 vélos importés.
En 1999, on estimait ce nombre à 400.000. Ce regain d'intérêt pour le vélo a fait grimper le chiffre d'affaires du marché belge de 5% pour atteindre les 24 milliards de fb.
Ainsi, sur ces 450.000 cycles vendus, en moyenne 1 sur 3 est un vélo de ville. Ces dernières années, la part des "mountainbikes" a diminué au profit de nouvelles variétés de vélos: les hybrides et trekkings. L'hybride combine une série d'avantages du vélo de ville (garde-boue, porte-bagages, éclairage) aux caractéristiques d'un vélo de sport. Le trekking est un vélo plus robuste comprenant des dispositifs supplémentaires pour bagages, spécialement conçu pour les randonnées. Ces trois catégories réunies totalisent près de 60% du marché. Les vélos pour enfants, modèles de course et BMX (petites roues) ne représentent qu'une part marginale.
Comme les chiffres l'indiquent, plus de la moitié des vélos vendus en Belgique proviennent de l'étranger. En 1998, Taiwan était le principal fournisseur, devant les Pays-Bas et l'Italie. Pour la fabrication belge, même si les deux-roues sont assemblés dans notre pays, ils le sont bien souvent avec des pièces et des cadres importés.
Au niveau de la demande, les consommateurs sont de plus en plus friands de vélos avec cadre en aluminium. Dans le segment des "mountainbikes", on note également un intérêt accru pour les vélos à double suspension.
Malgré un regain d'intérêt évident, le vélo demeure cependant un article très saisonnier en Belgique. Les ventes culminent entre mars et septembre, lorsque les conditions atmosphériques sont favorables.
"La nouvelle saison s'avère prometteuse", a confié Stijn Vancuyck, conseiller vélos de la FEBIAC à l'Agence Belga. "Les mentalités sont en train de changer; le vélo est de plus en plus utilisé pour des déplacements utilitaires (courses, travail, etc.) Il est sûr qu'il occupera une place importante dans notre société à l'avenir". Annuellement, les Européens parcourent près de 70 milliards de km à vélo, ce représente moins de 200 km par habitant. Le Néerlandais et le Danois sont les plus fervents utilisateurs; ils parcourent près de 900 km chacun par an. Le Belge arrive en troisième position avec 325 km. Les Luxembourgeois, Français et Britanniques parcourent moins de 100 km par an. En Espagne et au Portugal, le cyclisme n'a pas la cote; moins de 40km/an/individu.
En mars 2000, les résultats de la première enquête nationale sur le comportement de mobilité des ménages belges révélaient que près de 10% de ceux-ci utilisent quotidiennement le vélo. La Flandre compte un nombre nettement plus élevé de cyclistes (14,5%) que Bruxelles (1,7%) ou la Wallonie (3,4%). A noter également qu'un tiers des familles belges ne possède pas de vélo (principalement à Bruxelles et en Wallonie)