Société L’existence d’une forme de vie extraterrestre n’a jamais été si plausible.

Depuis sa découverte en 2016 par une équipe de recherche internationale (dont des astrophysiciens de l’université de Liège), le système Trappist-1 accumule les bonnes nouvelles.

Pour commencer, Trappist-1 comporte sept planètes rocheuses dont la masse est comparable à celle de la terre. Ensuite, son plan orbital est parfaitement situé pour permettre son observation par les chercheurs et enfin, nouvelle explosive s’il en est, le système comporte très probablement de l’eau.

Une nouvelle étude estime en effet que la proportion d’eau contenue par plusieurs planètes du système pourrait même dépasser 5 % de leur masse. À titre de comparaison, l’eau présente sur la Terre ne représente que 0,023 % de sa masse. Certaines planètes de Trappist-1 pourraient donc contenir 250 fois plus d’eau que notre petite planète bleue !

Selon cette étude, la planète la plus éloignée de l’étoile Trappist pourrait être recouverte de glace tandis que les plus proches contiendraient de la vapeur d’eau. Les autres pourraient contenir de l’eau liquide, condition essentielle au développement de la vie.

Cette découverte ravive donc les espoirs les plus fous de la communauté scientifique. "On n’a jamais été si près de découvrir des traces de vie extraterrestre", s’enthousiasme Michaël Gillon, astrophysicien belge à l’origine de la découverte de Trappist-1.

La prochaine étape pour les chercheurs ? "Continuer à accumuler des données qui vont nous permettre d’étudier la composition des atmosphères, qui pourront nous indiquer la présence d’eau liquide, d’oxygène ou de CO2, autant de signes d’une potentielle vie extraterrestre", explique Michaël Gillon.

Dès 2019, la mise en place du télescope spatial James-Webb devrait permettre d’en savoir plus au sujet de ces planètes et de ce qui les occupe.