Société Des personnes utilisent votre identité à votre insu, par exemple pour demander un crédit bancaire ou un abonnement GSM.

Les citoyens belges disposent d’une carte d’identité électronique, qui comprend plusieurs informations sur son titulaire. Elle permet d’identifier une personne, de prouver son âge, d’ouvrir un compte en banque, de signer électroniquement, etc.

Pourtant, malgré ces précautions technologiques, les fraudes à l’identité restent extrêmement nombreuses. Car s’approprier frauduleusement l’identité d’une personne ouvre le champ à toute une série de malversations. Cela permet par exemple de souscrire à un abonnement téléphonique au nom d’une autre personne (lire encadré), d’utiliser de faux papiers d’identité lors d’un contrôle ou de demander l’ouverture d’un crédit bancaire.

Ainsi , selon les derniers chiffres disponibles, la police fédérale a enregistré 5.782 P.-V. pour une usurpation de nom en 2016. Soit plus de 15 cas par jour ! La tendance est globalement à la hausse avec 3.732 P.-V en 2010 et 5.361 en 2014 (malgré un léger tassement entre 2015 et 2016). Sur les trois premiers mois de 2017, 1.316 P.-V. ont déjà été enregistrés. "Il peut s’agir simplement d’une personne qui décline une fausse identité lors d’un contrôle de police, mais aussi de cas plus graves", précise la porte-parole de la police fédérale. L’usurpation d’identité constitue une infraction pénale.

Certains ont ainsi eu la surprise de recevoir des factures pour des achats en ligne dont ils n’avaient pas souvenir, de recevoir des amendes SNCB alors qu’ils ne prennent pas le train, des visites d’huissiers, voire même de se voir placer sur la liste noire de la Banque nationale de Belgique, à cause des agissements de l’usurpateur.

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