Société

Plus de 3 millionsde séjours ont été vendus en 2007 par les tour-opérateurs. C'est 800.000 de plus qu'en 2006

BRUXELLES Il est vrai qu'avec l'été maussade qu'on a eu et la grisaille ambiante, les envies de soleil se font plus pressantes. L'agent de voyages, Neckermann, se réjouit : "Le traditionnel exode de vacances de Noël semble prometteur pour les vacances en avion, avec un quart de réservations en plus à destination du Sud. Les vacances exotiques (Kenya, Phuket et les Caraïbes) et les citytrips atteignent également d'excellents résultats pour la période de fin d'année."

Et qui dit fin d'année, dit également bilan. L'Abto, l'Association belge des tour-opérateurs, fait son bilan annuel. L'Association revient sur la saison estivale, l'une des plus grosses périodes des vacances. "Nous avons eu un été exceptionnel, constate Jean-Luc Hans, président de l'Abto. Nous avons tous le sourire : nous avons connu une progression fantastique (+ 4 %)."

Au total, cette année, 3.001.383 vacances auront été vendues. Soit quelque 800.000 de plus que l'an passé. Le top 3 des destinations préférées des Belges reste la France, l'Espagne et la Turquie. Les endroits qui ont le plus progressé sont l'Égypte (+ 17,1 %) et la Turquie (+ 23 %). L'Espagne perd un peu du terrain (- 7,8 %). Mais d'une manière générale, les vacances en avion ont augmenté de 3,8 %.

Lorsqu'on parle de vacances en voiture, la France arrive en tête de liste. "Les 15 ans de DisneyLand Resort Paris ont certainement contribué à cette hausse", indique-t-on à l'Abto.

Des destinations plus exotiques ont également connu le succès. Si la Thaïlande n'est plus à la mode, l'île Maurice (+ 76,9 %), la Jamaïque (+ 32,8 %) et le Mexique (+ 19,9 %) sortent grands vainqueurs.

Les citytrips ont également la belle vie. "Depuis les années 1990, le nombre de citytrips a été multiplié par quatre !" Les meilleures ventes ? Lisbonne, Paris, Prague et Barcelone.

Pourtant, cette année, le pouvoir d'achat baisse, inéluctablement. Un effet néfaste sur les vacances est-il à prévoir ? "Nous ne sommes pas devins. On ne peut pas répondre à cette question pour l'instant. Toutefois, on a constaté que lorsque le pouvoir d'achat diminue, le secteur des voyages n'est pas beaucoup influencé, indique Jean-Luc Hans. Les consommateurs font certainement des sacrifices ailleurs... En 2006, toutefois, lorsqu'il y avait eu une grosse augmentation du prix du fuel, on a vu le nombre de citytrips diminuer. Sans doute à cause d'une grosse facture."



© La Dernière Heure 2007