Société Des chercheurs des universités d'Oxford et de Harvard sont arrivés à la conclusion selon laquelle le tardigrade serait capable de persister, même en cas de collision entre la Terre et un astéroïde.

Tel est le résultat obtenu par cette équipe de chercheurs qui a publié son étude dans la revue Nature. Alors que l'être humain serait des plus vulnérables en cas d'apocalypse, (on peut en outre s'interroger sur l'avenir de notre espèce dans les centaines d'années à venir compte tenu du réchauffement climatique), cet organisme microscopique pourrait survivre pendant quelques minutes aux conditions les plus extrêmes, comprises entre -272° et 150° C, et pendant des décennies à des températures polaires, équivalentes à -20° C.

Pas plus grand qu'un demi-millimètre, le Milnesium tardigradum pourrait ainsi disparaître au même moment où le soleil s'éteindra, soit d'ici des milliards d'années. Peuplant des contrées aux caractéristiques totalement opposés, des pics de l'Himalaya jusqu'aux fosses marines, l'être microscopique a été l'objet de simulations mathématiques pour évaluer sa capacité de résistance.

Ainsi, que ce soit une période de glaciation ou une baisse conséquente de la luminosité ne viendraient pas à bout du tardigrade. Seuls un astéroïde, géant, dont l'impact provoquerait l'ébullition des océans, l'explosion d'une supernova (étoile de grande taille susceptible d'exploser vu son évolution) ou de fortes radiations gamma seraient à même d'annihiler l'une des espèces les plus résistantes aux cataclysmes.

Ce qui, pour l'équipe de chercheurs américano-anglaise, tend à prouver qu'" une fois que la vie apparaît sur une planète comme la Terre, sa complète suppression est fort peu probable, autrement que par l'évolution de l'étoile centrale du système."