Société En renommant les légumes, la chaîne de magasin espère encourager les enfants à manger plus sainement.

Dès ce jeudi, chez Delhaize, vous n’achèterez plus des carottes, des courgettes et des chicons mais bien des fusées orange, des nœuds de trolls et des dents de dragons. Avec ces noms à connotation magique, la chaîne de supermarchés espère aider les parents à convaincre leurs enfants de manger plus de légumes.

Ces noms peuvent sembler puérils aux adultes mais, pour les enfants, ça semble marcher. "Les enfants ont choisi les nouveaux noms eux-mêmes. Nous nous sommes rendus dans plusieurs écoles pour laisser les enfants faire parler leur imagination. Ils se sont laissés inspirer par des histoires magiques", a indiqué Roel Dekelverle, porte-parole de Delhaize, à nos confrères du Belang van Limburg. Et dans les prochaines semaines, les clients du magasin trouveront des coffres au trésor (des poivrons), des serviettes de fées (salade iceberg), des nez de clown (tomates cerises) et des petites météorites (pommes grenailles).

Selon l’Institut flamand pour une Vie saine, "Présenter un aliment comme sain ne fait pas d’effet aux enfants contrairement aux distributeurs de bonbons. Pour les enfants, les légumes doivent paraître attractifs. L’action de Delhaize n’est pas une solution magique mais bien une technique efficace, comme le fait de faire découvrir régulièrement de nouveaux légumes", a indiqué Loes Neven, experte en nutrition.

La plupart des enfants rechignent à manger des légumes. Pourtant selon les recommandations nationales en matière d’alimentation, il faudrait consommer entre 250 et 300 grammes de légumes par jour. À peine 1 % des jeunes entre 6 et 17 ans respectent ces quantités. La consommation moyenne de légumes en Belgique chez les enfants se situe en effet à peine à 100 grammes par jour.

"Quand un enfant n’aime pas un légume, il n’aime généralement pas non plus son nom. Changer d’appellation permet donc de changer la perception. Si en plus les parents inventent des histoires pour accompagner ce nouveau nom, les enfants commencent à manger les légumes par envie et non pas parce qu’ils y sont obligés", a expliqué Renate Vanvlijmen, diététicienne, dans les pages du Belang van Limburg.