Société 37 % des enfants estiment que leurs parents passent trop de temps sur leur téléphone.

L’image de l’adolescent figé à son téléphone portable à longueur de journée pour le plus grand malheur de ses parents est très répandue. Pourtant, les parents et personnes plus âgées ne sont pas en reste quand il s’agit de l’addiction aux smartphones.

Selon une étude réalisée par l’opérateur téléphonique français Bouygues Telecom , dans plus de deux familles sur trois, l’utilisation du smartphone entraîne des disputes entre parents et enfants. Pour 60 % des parents et 69 % des enfants, le téléphone portable est source de tensions. 74 % des parents estiment que leurs enfants passent trop de temps sur leur téléphone et la réciproque est également vraie : 70 % des enfants interrogés estiment que les règles établies à la maison et visant à limiter l’usage du portable sont une bonne chose.

Et les enfants et les adolescents aimeraient que leurs parents montrent le bon exemple. Ils sont en effet 37 % à trouver que leurs parents utilisent trop leur smartphone… Alors que ces derniers sont dans une immense majorité convaincus de montrer le bon exemple.

L’addiction parentale au smartphone a malheureusement des conséquences directes sur le bien-être et la santé des enfants. C’est en tout cas ce que montre une étude du C.S. Mott Children’s Hospital de l’université du Michigan. Selon les chercheurs, le temps que les parents passent sur leurs smartphones a un impact dévastateur sur la santé mentale et le développement de leurs enfants.

"Lorsque ce temps entre parents et enfants est accaparé par la technologie, l’enfant se sent frustré et sans importance. Cela amène alors l’enfant à ressentir le besoin d’agir pour retrouver l’attention perdue, le plus souvent d’une manière négative", expliquent les chercheurs, selon le magazine Santé +.

Ce problème de connexion se répercute sur l’éducation des enfants. "Nous n’éduquons plus nos enfants. De plus, ils imitent leurs parents et vont eux aussi être régulièrement sur leur smartphone. Et un enfant qui est sans cesse connecté perd de l’empathie", confirme Joëlle Huaux, spécialiste en coaching relationnel.